Présidence de la Fédération ivoirienne de handball : Jusqu`où iront OB et Me Sacko
La Fédération ivoirienne de handball (FIHB) traverse une zone de turbulence en ce moment. Le président sortant, Ouattara Brahima invite les clubs de 1ère, 2ème division et les centres de formation à venir retirer les convocations ainsi que les documents statutaires au siège de ladite fédération en vue de l'organisation de l'assemblée générale élective prévue le 13 décembre. Il y a deux semaines, Me Souleymane Sacko se faisait élire président de la fédération par une assemblée générale extraordinaire. Il y a donc un bicéphalisme à la tête de la FIHB même si le ministère de la Jeunesse, du Sport et des Loisirs ne reconnaît pas Me Souleymane Sacko comme président.
Comment en est-on arrivé là ? Dans les statuts et règlement de la Fédération ivoirienne de handball, il est écrit en l'article 15 que l'assemblée générale ordinaire est convoquée par le président. Elle se réunit obligatoirement au moins une fois par an dans les trente jours qui suivent la clôture de la saison sportive. Elle élit le président. La saison ayant pris fin depuis août, l'Assemblée Générale ordinaire élective devait se tenir, selon les statuts, le 12 juillet dernier. La fédération a laissé passer le délai d'un mois sans organiser cette assemblée générale ordinaire. Dans ces conditions, si l'assemblée générale extraordinaire, selon l'article 13 du règlement intérieur, est convoquée à la demande des deux tiers des clubs affiliés, un comité ad hoc composé en partie de membres du comité directeur et de représentants des clubs est chargé de l'organisation matérielle de ladite assemblée sous la supervision de la tutelle.
Qu'est-ce qui s'est passé ? A la demande des deux tiers (2/3) des clubs, selon les organisateurs, une assemblée générale extraordinaire organisée par un comité ad hoc où la FIHB n'était pas représentée s'est tenue le 1er novembre pour élire Me Souleymane Sacko. Entre temps, le ministère de la Jeunesse, du Sport et des Loisirs avait choisi le 13 décembre pour la tenue d'une AG élective. Il fait en plus un communiqué sur les antennes de la télévision et radio et de la dans la presse écrite pour invalider l'élection de Me Souleymane Sacko en dénonçant la violation des textes. Ainsi, les palabres commencent. Me Souleymane Sacko anime une conférence de presse 48 heures après, à son cabinet, pour dire qu'il a été élu selon les règles.
Qui de la Fédération, du ministère ou de Me Souleymane Sacko a violé les lois ? C'est la grosse question. La FIHB n'a pu organiser l'assemblée générale dans le délai. C'est cela qui a engendré cette situation. Logiquement elle n'a plus le droit d'agir, parce que Ouattara Brahima a fini ses quatre années depuis belle lurette. Il aurait pu s'asseoir sur une même table pour discuter avec les clubs et trouver une date consensuelle. Me Souleymane Sacko a été élu par une assemblée générale extraordinaire dirigée par un comité ad hoc. Les textes disent que le comité ad hoc doit comporter les membres de la fédération et les clubs et organiser l'AG sous la supervision de la tutelle, c'est-à-dire le ministère des Sports. Or dans le comité ad hoc qui a organisé l'AG du 1er novembre, la FIHB n'était pas représentée. Selon Me Souleymane Sacko, OB a refusé d'envoyer des représentants. Le ministère non plus n'a délégué personne pour superviser. Y a-t-il un texte qui dit qu'en cas d'absence d'un membre statutaire du comité ad hoc peut organiser une assemblée générale extraordinaire élective ? Aucun article de la fédération le dit. Que dire du ministère ? A-t-il le droit de fixer la date de l'assemblée générale au mépris des textes qui régissent la fédération ? Son rôle est d'amener les fédérations à appliquer les textes. Dès lors que la FIHB était en train de tergiverser, il devait dicter la conduite à tenir selon les textes. Il ne l'a pas fait. Il a préféré fixer sa date à lui. Qu'est-ce que ce comportement cache ? Difficile de répondre. Mais on pourrait l'accuser de faire le jeu de la fédération qui est déjà dans l'illégalité.
Une chose est certaine. Si chacun campe sur sa position, le handball risque d'être paralysé. Il faut éviter cela à la discipline qui a jusque-là apporté plus de lauriers à la Côte d'Ivoire.
Ephrem Touboui ephremtouboui@hotmail.fr
Comment en est-on arrivé là ? Dans les statuts et règlement de la Fédération ivoirienne de handball, il est écrit en l'article 15 que l'assemblée générale ordinaire est convoquée par le président. Elle se réunit obligatoirement au moins une fois par an dans les trente jours qui suivent la clôture de la saison sportive. Elle élit le président. La saison ayant pris fin depuis août, l'Assemblée Générale ordinaire élective devait se tenir, selon les statuts, le 12 juillet dernier. La fédération a laissé passer le délai d'un mois sans organiser cette assemblée générale ordinaire. Dans ces conditions, si l'assemblée générale extraordinaire, selon l'article 13 du règlement intérieur, est convoquée à la demande des deux tiers des clubs affiliés, un comité ad hoc composé en partie de membres du comité directeur et de représentants des clubs est chargé de l'organisation matérielle de ladite assemblée sous la supervision de la tutelle.
Qu'est-ce qui s'est passé ? A la demande des deux tiers (2/3) des clubs, selon les organisateurs, une assemblée générale extraordinaire organisée par un comité ad hoc où la FIHB n'était pas représentée s'est tenue le 1er novembre pour élire Me Souleymane Sacko. Entre temps, le ministère de la Jeunesse, du Sport et des Loisirs avait choisi le 13 décembre pour la tenue d'une AG élective. Il fait en plus un communiqué sur les antennes de la télévision et radio et de la dans la presse écrite pour invalider l'élection de Me Souleymane Sacko en dénonçant la violation des textes. Ainsi, les palabres commencent. Me Souleymane Sacko anime une conférence de presse 48 heures après, à son cabinet, pour dire qu'il a été élu selon les règles.
Qui de la Fédération, du ministère ou de Me Souleymane Sacko a violé les lois ? C'est la grosse question. La FIHB n'a pu organiser l'assemblée générale dans le délai. C'est cela qui a engendré cette situation. Logiquement elle n'a plus le droit d'agir, parce que Ouattara Brahima a fini ses quatre années depuis belle lurette. Il aurait pu s'asseoir sur une même table pour discuter avec les clubs et trouver une date consensuelle. Me Souleymane Sacko a été élu par une assemblée générale extraordinaire dirigée par un comité ad hoc. Les textes disent que le comité ad hoc doit comporter les membres de la fédération et les clubs et organiser l'AG sous la supervision de la tutelle, c'est-à-dire le ministère des Sports. Or dans le comité ad hoc qui a organisé l'AG du 1er novembre, la FIHB n'était pas représentée. Selon Me Souleymane Sacko, OB a refusé d'envoyer des représentants. Le ministère non plus n'a délégué personne pour superviser. Y a-t-il un texte qui dit qu'en cas d'absence d'un membre statutaire du comité ad hoc peut organiser une assemblée générale extraordinaire élective ? Aucun article de la fédération le dit. Que dire du ministère ? A-t-il le droit de fixer la date de l'assemblée générale au mépris des textes qui régissent la fédération ? Son rôle est d'amener les fédérations à appliquer les textes. Dès lors que la FIHB était en train de tergiverser, il devait dicter la conduite à tenir selon les textes. Il ne l'a pas fait. Il a préféré fixer sa date à lui. Qu'est-ce que ce comportement cache ? Difficile de répondre. Mais on pourrait l'accuser de faire le jeu de la fédération qui est déjà dans l'illégalité.
Une chose est certaine. Si chacun campe sur sa position, le handball risque d'être paralysé. Il faut éviter cela à la discipline qui a jusque-là apporté plus de lauriers à la Côte d'Ivoire.
Ephrem Touboui ephremtouboui@hotmail.fr