Prochaine réunion du G20 : Vers la réforme du Fmi et de la Banque mondiale
La réforme du système financier international constitue le point de mire de la réunion du G20 prévue le 15 novembre prochain. C'est le substrat de la rencontre des ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays les plus avancés et des grands pays émergents qui s'est tenue le 8 novembre dernier, à Sao Polo, au Brésil. Il s'agit pour ce groupe de mettre en place un tout nouveau système de gouvernance à l'objet de lutter contre l'aggravation de la crise financière. En un mot, changer les pneus alors que la voiture continue à rouler?, comme l'a expliqué le ministre brésilien des Finances, Guido Mantega. Nous soulignons que les institutions de Bretton-woods doivent être réformées en profondeur pour qu'elles reflètent de manière plus juste les poids dans l'économie mondiale et répondent mieux aux prochains défis?, ont déclaré les ministres du G20. Les économies émergentes et en développement doivent avoir une plus grande voix et représentation dans les institutions financières. Ce qui signifie une réforme de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. La crise mondiale demande des solutions globales et un ensemble commun de principes. Nous sommes prêts à travailler d'urgence sur les actions qui seront agréées par nos dirigeants?, ont-ils ajouté.
La nécessaire réforme
Les institutions financières internationales, le Fmi et la Banque mondiale, notamment, sont depuis un certain temps sont sous le feu des critiques. C'est que ces deux institutions n'arrivent plus à progresser dans leur mandat malgré l'évolution vertigineuse du contexte économique mondial qui recommande des approches de plus en plus ciblées. Ce qui les confine au rôle subalterne d'outils d'action des pays riches sur les pays pauvres. Cette situation appelle plus que des modifications à la marge. Elle nécessite une profonde réforme de structure autour de deux axes.
D'une part, - et aucun économiste digne de ce nom ne peut le contester - il faut créer une nouvelle architecture du système financier et fiscal international qui inclut de nouveaux fondements et de nouvelles règles de fonctionnement conduisant à une approche plus ouverte, plus transparente et plus pragmatique et, surtout, réunissant les conditions d'une gouvernance légitime. C'est même à cela que s'atèle le G20.
D'autre part, - et c'est là la principale faiblesse reconnue du système financier international ? le Fmi et la Banque mondiale se mettent au-devant des situations qu'elles ne prennent pas le temps de comprendre et proposent des solutions qui sont le plus souvent en déphasage avec la réalité. De tout temps, ces institutions financières internationales ont été les principaux propagateurs de la doctrine néolibérale-globalisation des marchés avec un vernis d'orthodoxie macro-économique. Avec un dogmatisme universalisant à la fois peu tolérable et peu performant, elles ont imposé aux pays pauvres une rigueur unilatérale qu'elles rechignent à respecter elles-mêmes. Les exemples sont nombreux dans les domaines de la dette publique externe, de la gouvernance, des investissements privés hasardeux, de la gestion de l'instabilité financière, des conditions du développement économique, de l'exploitation des ressources naturelles, du rôle et du financement des services publics, des priorités dans les investissements publics. C'est à ce rôle de promoteurs de remèdes souvent contre productifs et de sacrifices à sens unique que le G20 veut mettre fin.
Les pays riches vont-ils soutenir ce projet ? La rencontre du 15 novembre nous situera. Le Groupe des 20 (ou G20) est un forum qui a été créé en 1999, après la succession des crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d'un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Le G20 représente les deux tiers du commerce et de la population mondiale et plus de 90% du Produit mondial brut.
J-S Lia
La nécessaire réforme
Les institutions financières internationales, le Fmi et la Banque mondiale, notamment, sont depuis un certain temps sont sous le feu des critiques. C'est que ces deux institutions n'arrivent plus à progresser dans leur mandat malgré l'évolution vertigineuse du contexte économique mondial qui recommande des approches de plus en plus ciblées. Ce qui les confine au rôle subalterne d'outils d'action des pays riches sur les pays pauvres. Cette situation appelle plus que des modifications à la marge. Elle nécessite une profonde réforme de structure autour de deux axes.
D'une part, - et aucun économiste digne de ce nom ne peut le contester - il faut créer une nouvelle architecture du système financier et fiscal international qui inclut de nouveaux fondements et de nouvelles règles de fonctionnement conduisant à une approche plus ouverte, plus transparente et plus pragmatique et, surtout, réunissant les conditions d'une gouvernance légitime. C'est même à cela que s'atèle le G20.
D'autre part, - et c'est là la principale faiblesse reconnue du système financier international ? le Fmi et la Banque mondiale se mettent au-devant des situations qu'elles ne prennent pas le temps de comprendre et proposent des solutions qui sont le plus souvent en déphasage avec la réalité. De tout temps, ces institutions financières internationales ont été les principaux propagateurs de la doctrine néolibérale-globalisation des marchés avec un vernis d'orthodoxie macro-économique. Avec un dogmatisme universalisant à la fois peu tolérable et peu performant, elles ont imposé aux pays pauvres une rigueur unilatérale qu'elles rechignent à respecter elles-mêmes. Les exemples sont nombreux dans les domaines de la dette publique externe, de la gouvernance, des investissements privés hasardeux, de la gestion de l'instabilité financière, des conditions du développement économique, de l'exploitation des ressources naturelles, du rôle et du financement des services publics, des priorités dans les investissements publics. C'est à ce rôle de promoteurs de remèdes souvent contre productifs et de sacrifices à sens unique que le G20 veut mettre fin.
Les pays riches vont-ils soutenir ce projet ? La rencontre du 15 novembre nous situera. Le Groupe des 20 (ou G20) est un forum qui a été créé en 1999, après la succession des crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d'un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Le G20 représente les deux tiers du commerce et de la population mondiale et plus de 90% du Produit mondial brut.
J-S Lia