Elections générales en Côte d`Ivoire - Le PDCI et le FPI déjà en campagne
Après la signature de l'accord de Ouaga et le retour progressif à la normale, les acteurs politiques investissent le terrain à la conquête de probables électeurs. Le PDCI et le FPI se trouvent à la tête du peloton.
La campagne électorale a-t-elle déjà commencé ? Telle est la question que l'on se pose en ces moments au regard de la cour assidue que le PDCI et le FPI font actuellement aux militants du pays profond. Mesurant les enjeux des élections à venir, ces deux partis politiques ont décidé de prendre le taureau par les cornes en se lançant à l'assaut des suffrages des Ivoiriens. Depuis quelques temps, ils sillonnent villes, villages et hameaux les plus reculés du pays pour séduire les électeurs. Chacun y va de sa méthode et son style. Ce, en fonction des objectifs assignés aux émissaires sur le terrain. Le PDCI qui a sillonné cinq régions la semaine en cours, a mis l'accent sur la rémobilisation de ses troupes et le règlement de la dissidence qui n'est pas loin d'emporter son président Henri Konan Bédié. Il suffit de lire les différents discours tenus çà et là par les délégations pour s'en rendre compte. Dans aucune ville, lesdites délégations n'ont exposé le projet de société et le programme de gouvernement du vieux parti. Elles ont passé le plus clair de leur temps à régler les querelles internes entre leurs cadres et vilipender le régime de Laurent Gbagbo. De Fresco à Agboville, en passant par Ferkéssédougou et Attiégouakro, la méthode et le style n'ont pas varié. Après les injures, les actes de séduction pour le parti cinquantenaire ont consisté à la décoration de certains militants. Quant au FPI, il a donné des assurances à ses électeurs sur le retour de la paix en Côte d'Ivoire avant de creuser davantage le projet de société et le programme de gouvernement de son candidat. Dans toutes les villes et villages sillonnés par Pascal Affi N'guessan, il s'est agi de faire en sorte que les potentiels électeurs comprennent que le candidat Laurent Gbagbo a le meilleur profil pour diriger la Côte d'Ivoire. Pour cela, il leur est constamment rappelé les bienfaits de la décentralisation et la politique de l'école gratuite déjà expérimentées sur le terrain, malheureusement freinées par le déclenchement de la guerre. De Bocanda à Sikensi en passant par Dimbokro, le président du FPI a essayé de convaincre ses électeurs par un langage direct. en insistant sur la manière dont ils ont géré le pays quand ils étaient au pouvoir.
Pierre Legrand
legrand07539420@yahoo.fr
La campagne électorale a-t-elle déjà commencé ? Telle est la question que l'on se pose en ces moments au regard de la cour assidue que le PDCI et le FPI font actuellement aux militants du pays profond. Mesurant les enjeux des élections à venir, ces deux partis politiques ont décidé de prendre le taureau par les cornes en se lançant à l'assaut des suffrages des Ivoiriens. Depuis quelques temps, ils sillonnent villes, villages et hameaux les plus reculés du pays pour séduire les électeurs. Chacun y va de sa méthode et son style. Ce, en fonction des objectifs assignés aux émissaires sur le terrain. Le PDCI qui a sillonné cinq régions la semaine en cours, a mis l'accent sur la rémobilisation de ses troupes et le règlement de la dissidence qui n'est pas loin d'emporter son président Henri Konan Bédié. Il suffit de lire les différents discours tenus çà et là par les délégations pour s'en rendre compte. Dans aucune ville, lesdites délégations n'ont exposé le projet de société et le programme de gouvernement du vieux parti. Elles ont passé le plus clair de leur temps à régler les querelles internes entre leurs cadres et vilipender le régime de Laurent Gbagbo. De Fresco à Agboville, en passant par Ferkéssédougou et Attiégouakro, la méthode et le style n'ont pas varié. Après les injures, les actes de séduction pour le parti cinquantenaire ont consisté à la décoration de certains militants. Quant au FPI, il a donné des assurances à ses électeurs sur le retour de la paix en Côte d'Ivoire avant de creuser davantage le projet de société et le programme de gouvernement de son candidat. Dans toutes les villes et villages sillonnés par Pascal Affi N'guessan, il s'est agi de faire en sorte que les potentiels électeurs comprennent que le candidat Laurent Gbagbo a le meilleur profil pour diriger la Côte d'Ivoire. Pour cela, il leur est constamment rappelé les bienfaits de la décentralisation et la politique de l'école gratuite déjà expérimentées sur le terrain, malheureusement freinées par le déclenchement de la guerre. De Bocanda à Sikensi en passant par Dimbokro, le président du FPI a essayé de convaincre ses électeurs par un langage direct. en insistant sur la manière dont ils ont géré le pays quand ils étaient au pouvoir.
Pierre Legrand
legrand07539420@yahoo.fr