MTN Ligue1 - Matches à huis clos de l`Africa - L`Asec ne veut pas jouer pour rien
Les actes de violence perpétrés le 12 avril dernier par des supporters oyé, entraînant des sanctions à l'encontre de l'Africa Sports au nombre desquelles, les matches à huis clos jusqu'à la 13ème journée, sont loin d'avoir livré leur verdict. En dehors de l'appel de ces décisions que peuvent faire les dirigeants vert et rouge, il y a une certaine exigence de l'Asec Mimosas qui circule en sourdine et qui pourrait jeter encore de l'huile sur le feu. En effet, de certaines indiscrétions, les patrons des vice-champions ivoiriens n'admettraient pas de faire les frais des actes posés par les supporters du grand rival. Autrement dit, l'Asec n'accepterait pas de jouer sans avoir de quote-part, au finish. La position des Mimos n'est pas encore officielle. Mais on s'en doute, elle constituera un rebondissement éloquent dans les événements du 12 avril, si Me Roger Ouégnin et ses collaborateurs venaient à la maintenir. Car, soit l'Asec décidera de se faire verser une somme de la part de la fédération, soit elle refusera purement et simplement de jouer. Fort logiquement soutiennent certains dirigeants de club. " Si l'Asec pose ces conditions, elle est dans ses droits. Ce n'est pas normal que tout le monde paye le prix des agissements des supporters oyé ", soutient Ouattara Abdul, vice- président du Sabé Sport de Bouna. Adversaire de l'Africa à la huitième journée, le jeune dirigeant dit réfléchir sur l'attitude à adopter au moment venu. L'équipe de Karim Diabagaté va-t-elle s'aligner sur la position de l'Asec ? "C'est un peu difficile, souligne Ouattara Adoul, de jouer devant les gradins vides. Nous allons aviser le moment venu ". De toute évidence, nul n'est contre les sanctions infligées à l'Africa. Normal, puisque dans l'ensemble, tous les dirigeants ont condamné ces actes de vandalisme. Mais, les matches à huis clos, sans aucune mesure d'accompagnement pour les adversaires, semble être le n?ud gordien de l'affaire. Et si les autres dirigeants, surtout ceux qui ont déjà croisé le fer avec l'Africa, n'ont pas réagi jusque-là, ou ne souhaite pas se prononcer sur la question, ceux de l'Asec, eux, auraient décidé de jeter le pavé dans la marre. C'est -à-dire, le refus de jouer contre l'Africa sans récolter le moindre centime.
Martial Galé
Martial Galé