Le CPC cafouille
Le programme officiel de la première réunion du CPC prévoyait un communiqué final. Mais, à l'heure indiquée, le maître de cérémonie a plutôt annoncé des propos liminaires du Premier ministre en prélude à la conférence de presse du facilitateur. Quand il a pris la parole, le Premier ministre a exposé ce qui avait l'air d'un compte-rendu de réunion en se permettant même quelques commentaires pour bien montrer qu'il s'agissait de notes qu'il avait lui-même prises. Pourtant, un document portant en entête Communiqué du facilitateur de l'accord de Ouagadougou, président de la première réunion des membres du Cadre permanent de concertation tenue à Yamoussoukro en Côte d'Ivoire?, a circulé à la fin de la conférence de presse. Pas dans la salle, mais dans le hall de l'Hôtel Président, alors que les membres du CPC étaient allés prendre leur repas dans la tour de l'hôtel. La distribution n'était assurée ni par le service de communication de la Présidence qui pilotait l'événement ni par celui de la Primature.
Que s'est-il passé pour que ce qui était au départ des propos liminaires du Premier ministre devienne, comme par enchantement, un communiqué du facilitateur ? Le mystère était total, hier. Et, pour en rajouter au mystère, on a dû attendre bien longtemps pour voir descendre le président Gbagbo, le facilitateur et le premier ministre Guillaume Soro, alors que Bédié et Ouattara étaient déjà partis presque sur la pointe des pieds. Y a-t-il eu une prolongation après la fin officielle de la réunion ? Une sorte de triangulaire de clarification réunissant les signataires de l'accord de Ouaga et le facilitateur. En tout cas tout, portait à le croire. De sorte que le président Blaise Compaoré a finalement pris une heure de retard sur son programme de vol. En attendant de percer les mystères de cette première réunion du CPC, la cérémonie de clôture a permis à Guillaume Soro d'indiquer que le facilitateur a, à cette réunion, donné des orientations sur le mode de fonctionnement du CPC. En revanche, le Premier ministre lui-même a fait un rapport sur l'état d'avancement de l'exécution de l'accord de Ouagadougou. Sur ce point, justement, le facilitateur a avoué qu'il y avait un mois et demi de retard?. Il a expliqué ce retard par les difficultés liées à la mise en place des cabinets ministériels et le temps que les ministres ont mis pour connaître les réalités du terrain. M. Blaise Compaoré a déclaré que les membres du CPC ont invité les personnes et structures d'exécution à aller plus vite. Ce retard entraîne assurément un autre. Ainsi, l'élection présidentielle initialement prévue par l'accord de Ouaga pour se tenir dans les dix mois à compter de sa date de signature devrait être décalée. En tout cas, le Président du Faso pense qu'on peut se donner une limite à savoir le premier trimestre de l'année 2007. Tout le monde a besoin des élections, surtout présidentielles, pour rassurer les partenaires de la Côte d'Ivoire qui attendent pour investir et relancer l'économie du pays ?, a-t-il affirmé. Sur la question de savoir si les responsables des médias d'Etat demeurent en poste, Blaise Compaoré a répondu qu'il fallait aller vers la mise en place des conseils d'administration pour que ces médias fonctionnent normalement. Il a, également, souhaité une plus grande communication du Conseil national de la communication audiovisuelle pour que chacun soit mieux informé sur ce qui est fait et qui ne va pas toujours à l'encontre de certains. Enfin, parlant des relations entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso qui ont été exécrables un temps, M. Compaoré a indiqué que l'histoire montre qu'il y a souvent des incompréhensions entre voisins. Mais, selon lui, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso ne peuvent pas se séparer?. Il a ajouté que, même dans les périodes difficiles, les autorités des deux pays ont gardé des contacts. Je voudrais exprimer tout mon admiration au président Gbagbo pour son courage et sa détermination à appliquer l'accord de Ouagadougou?. A son tour, le président Gbagbo l'a vivement remercié pour sa pleine disponibilité à aider les Ivoiriens à résoudre la crise. En poussant les uns et les autres à avancer. La cérémonie de clôture a pris fin par la remise de cadeaux au président du Faso. En effet, les rois et chefs traditionnels de Côte d'Ivoire, par les mains de Jean Gervais Zié, ont superbement habillé Blaise Compaoré comme un chef traditionnel ivoirien. Pagne kita, chapeau doré, collier en or.
Augustin Kouyo Envoyé spécial à Yamoussoukro
Que s'est-il passé pour que ce qui était au départ des propos liminaires du Premier ministre devienne, comme par enchantement, un communiqué du facilitateur ? Le mystère était total, hier. Et, pour en rajouter au mystère, on a dû attendre bien longtemps pour voir descendre le président Gbagbo, le facilitateur et le premier ministre Guillaume Soro, alors que Bédié et Ouattara étaient déjà partis presque sur la pointe des pieds. Y a-t-il eu une prolongation après la fin officielle de la réunion ? Une sorte de triangulaire de clarification réunissant les signataires de l'accord de Ouaga et le facilitateur. En tout cas tout, portait à le croire. De sorte que le président Blaise Compaoré a finalement pris une heure de retard sur son programme de vol. En attendant de percer les mystères de cette première réunion du CPC, la cérémonie de clôture a permis à Guillaume Soro d'indiquer que le facilitateur a, à cette réunion, donné des orientations sur le mode de fonctionnement du CPC. En revanche, le Premier ministre lui-même a fait un rapport sur l'état d'avancement de l'exécution de l'accord de Ouagadougou. Sur ce point, justement, le facilitateur a avoué qu'il y avait un mois et demi de retard?. Il a expliqué ce retard par les difficultés liées à la mise en place des cabinets ministériels et le temps que les ministres ont mis pour connaître les réalités du terrain. M. Blaise Compaoré a déclaré que les membres du CPC ont invité les personnes et structures d'exécution à aller plus vite. Ce retard entraîne assurément un autre. Ainsi, l'élection présidentielle initialement prévue par l'accord de Ouaga pour se tenir dans les dix mois à compter de sa date de signature devrait être décalée. En tout cas, le Président du Faso pense qu'on peut se donner une limite à savoir le premier trimestre de l'année 2007. Tout le monde a besoin des élections, surtout présidentielles, pour rassurer les partenaires de la Côte d'Ivoire qui attendent pour investir et relancer l'économie du pays ?, a-t-il affirmé. Sur la question de savoir si les responsables des médias d'Etat demeurent en poste, Blaise Compaoré a répondu qu'il fallait aller vers la mise en place des conseils d'administration pour que ces médias fonctionnent normalement. Il a, également, souhaité une plus grande communication du Conseil national de la communication audiovisuelle pour que chacun soit mieux informé sur ce qui est fait et qui ne va pas toujours à l'encontre de certains. Enfin, parlant des relations entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso qui ont été exécrables un temps, M. Compaoré a indiqué que l'histoire montre qu'il y a souvent des incompréhensions entre voisins. Mais, selon lui, la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso ne peuvent pas se séparer?. Il a ajouté que, même dans les périodes difficiles, les autorités des deux pays ont gardé des contacts. Je voudrais exprimer tout mon admiration au président Gbagbo pour son courage et sa détermination à appliquer l'accord de Ouagadougou?. A son tour, le président Gbagbo l'a vivement remercié pour sa pleine disponibilité à aider les Ivoiriens à résoudre la crise. En poussant les uns et les autres à avancer. La cérémonie de clôture a pris fin par la remise de cadeaux au président du Faso. En effet, les rois et chefs traditionnels de Côte d'Ivoire, par les mains de Jean Gervais Zié, ont superbement habillé Blaise Compaoré comme un chef traditionnel ivoirien. Pagne kita, chapeau doré, collier en or.
Augustin Kouyo Envoyé spécial à Yamoussoukro