Entre nous Vision, compétences et vertu
Après avoir humé l'odeur de la poudre qui nous a fait sortir de nos illusions pour nous enfermer dans une sorte d'effroi sans fin, nous voici maintenant à l'aube d'une nouvelle ère. Il est temps de nous réveiller. Le cauchemar doit faire place à un nouveau rêve ivoirien. L'expédition malheureuse du Titanic ne saurait mettre un terme définitif au voyage au long cours de la nation ivoirienne vers sa destinée. Après la chute, une nouvelle aventure commence. Même si la traversée du désert a été brève, elle n'a pas duré 40 ans comme celle du peuple élu, elle a été lancinante. Elle doit servir. Il est donc temps de tirer, au-delà des incantations sur la paix, les leçons d'une crise qui a démontré notre fragilité en accentuant la précarité des situations des uns et des autres. Les Ivoiriens pleins d'ambitions et aussi de fantasmes dans une Côte d'Ivoire prétendument bénie de Dieu, ont bu le calice jusqu'à la lie. Les secousses telluriques du séisme que fut la disparition du Président Houphouët-Boigny n'ont épargné rien ni personne. Et pourtant, Houphouët, qui était une sorte de prophète, nous avait prévenus : " L'histoire se venge toujours de réussites matérielles que déserte l'esprit d'humanisme ". Il n'avait de cesse de nous exhorter à l'union face aux ambitions qui bouillonnaient en chacun d'entre nous. N'étant pas parfait, il a commis le péché d'être resté au pouvoir plus qu'il n'en fallait. Mais il appartenait aux Ivoiriens, surtout à sa famille politique, de rester unis, dans une cohésion sans faille. Osons une analogie avec l'histoire sainte du christianisme en ces temps de carême. La cohésion recommandée fortement devait se faire autour du chef qu'il avait établi. Il n'a pas choisi le meilleur, le plus solide et le plus convaincant. Il a choisi un Simon Pierre qui allait le renier trois fois avant le chant du coq. Mais au-delà de l'homme et de ses actes, il voulait tester notre foi et notre engagement. Disons-le clairement, l'Eglise elle-même n'est pas à l'abri des vents certains et des courants de pensées qui dévastent le monde. Les peuples n'ont pas suffisamment de sagesse pour éviter les désastres. Il faut chaque fois leur rappeler le catéchisme pour les édifier. Ils vivent de sacrifices rituels alors que l'histoire nous enseigne la vanité de toutes ces pratiques. Pour les Ivoiriens à la recherche d'un nouveau souffle, l'essentiel aujourd'hui c'est la paix. Mais quelle paix ?
Celle qui donne l'illusion de la tranquillité ou celle qui nous ancre dans la justice ? Laurent Gbagbo lui-même nous indique la voie parce que celui qui a semé le désordre est condamné à rétablir l'ordre avant de s'effacer. C'est l'expression d'une justice innocente qui est imparable. C'est dans cette perspective qu'il faut situer les récents propos de M. Gbagbo qui, avec beaucoup de présomption, a rendu hommage au Président Houphouët. En effet, à l'épreuve des faits, tout le monde a compris que M. Gbagbo n'arrive pas à la cheville de M. Houphouët ni même à celle de M. Bédié, le seul des leaders politiques actuels qui ait le sens de l'Etat. C'est le lieu de rappeler à nos concitoyens que la construction d'une nation repose sur une fondation composée des principes suivants : une vision, des compétences et des vertus, disons simplement, des valeurs morales. La vision, c'est l'idéal autour duquel tout se construit. Le pays est d'abord une idée avant d'être un territoire. Sur ce plan, M. Gbagbo et ses amis ont largement prouvé qu'ils n'ont pas de vision sinon celle de s'installer pour s'accaparer les richesses du pays pour jouir le plus prosaïquement du monde, sans retenue. Contrairement à Houphouët et à ses compagnons, même les plus jeunes dont Bédié qui sont des bâtisseurs, M. Gbagbo et les siens ne sont que de jouisseurs doublés de tchatcheurs impénitents, orgueilleux et immoraux. Ils peuvent avoir quelques compétences, encore que là aussi, M. Gbagbo lui-même a avoué et décrété qu'ils étaient complètement incompétents en annonçant, après la formation du premier gouvernement Affi N'guessan, qu'il était convaincu de ne pas avoir la dream team. Les seuls cadres valables de ce gouvernement étaient ceux du PDCI-RDA parmi lesquels il avait choisi le porte-parole de l'équipe. Le prototype de l'incompétence étant alors le professeur Séry Bailly. Quant à l'immoralité, elle est diffusé et visible dans tout le pays inondé par des pianos bars, maquis insalubres et hôtels de passe miteux. Tous les quartiers de toutes les communes du pays ont leurs rues princesses, lieux de perdition et de licence. La boîte de pandore ouverte en 1999 a produit ses effets. La crise, quant à elle, ne fait que commencer. Le vrai mal qui se trouve en chacun de nous, c'est le fait de vouloir être quelqu'un au lieu de chercher à faire quelque chose. Pour les Ivoiriens gagnés par une frénésie inquiétante de consommation, la fin justifie les moyens. Dans ce pays de cocagne, les dirigeants que nous avons qui, sous prétexte de rejeter la langue de bois, parlent sans retenue et sans réfléchir, sont dangereux parce qu'ils donnent à un peuple sous éduqué précarisé par la misère matérielle et morale qu'il peut tout, que tout lui est permis. Les desseins de cette façon de voir sont clairs. Il s'agit de donner l'illusion de la liberté pour mieux instrumentaliser les individus étouffés par les réactions de groupe qui, comme on le sait, sont bêtes et sauvages.
Dieu que nous invoquons nous a déjà sauvés. Le régime de M. Gbagbo est une catastrophe mais celui que nous auraient imposé les rebelles aurait été pire. Si l'équipe de Gbagbo était incompétente, celle des rebelles, Forces nouvelles, est nulle. Les Ivoiriens sont invités à se réveiller en se disant qu'il n'y a pas de fatalité de l'échec. Mais si tout le monde peut tomber, tout le monde ne se relève pas. Il faut savoir qu'il y a des malades qui meurent guéris. Il est temps de tourner la page des calamités en mettant un terme à la mésaventure des aventuriers qui ont pris le destin du peuple en otage après le braquage de 1999. La crise actuelle a son origine dans la gestion hasardeuse d'une bande de prétentieux incompétents et, pire, malhonnêtes. Mais dans ce désastre, les plus à plaindre, ce sont ceux qui continuent à alimenter l'espoir vain des fous de refondateurs en courant à la soupe et qui contribuent aux désespoirs des gens sérieux en nourrissant un don quichotisme ombrageux et dangereux. La Côte d'Ivoire, au lieu de ressusciter, serait en train de redevenir le pays des mal gens qu'elle était jusqu'à la colonisation et avant l'action salvatrice de Houphouët et du PDCI-RDA face au colonisateur et à ses suppôts locaux, les socialistes tropicaux qui ont soutenu la répression la plus féroce contre les patriotes ivoiriens qui étaient tous avec Houphouët. L'histoire se répéterait-elle ?
N'oublions pas que les Jospin et autres ont rendu le coup d'Etat possible pour faire la courte échelle à leurs copains ivoiriens qu'ils ne savaient, peut-être pas, si incompétents et amoraux. Le temps de la justice est venu. Ramons tous très fort pour sortir des eaux sales et infestées de refondateurs sans foi ni loi.
Par Guy Pierre Nouama
Celle qui donne l'illusion de la tranquillité ou celle qui nous ancre dans la justice ? Laurent Gbagbo lui-même nous indique la voie parce que celui qui a semé le désordre est condamné à rétablir l'ordre avant de s'effacer. C'est l'expression d'une justice innocente qui est imparable. C'est dans cette perspective qu'il faut situer les récents propos de M. Gbagbo qui, avec beaucoup de présomption, a rendu hommage au Président Houphouët. En effet, à l'épreuve des faits, tout le monde a compris que M. Gbagbo n'arrive pas à la cheville de M. Houphouët ni même à celle de M. Bédié, le seul des leaders politiques actuels qui ait le sens de l'Etat. C'est le lieu de rappeler à nos concitoyens que la construction d'une nation repose sur une fondation composée des principes suivants : une vision, des compétences et des vertus, disons simplement, des valeurs morales. La vision, c'est l'idéal autour duquel tout se construit. Le pays est d'abord une idée avant d'être un territoire. Sur ce plan, M. Gbagbo et ses amis ont largement prouvé qu'ils n'ont pas de vision sinon celle de s'installer pour s'accaparer les richesses du pays pour jouir le plus prosaïquement du monde, sans retenue. Contrairement à Houphouët et à ses compagnons, même les plus jeunes dont Bédié qui sont des bâtisseurs, M. Gbagbo et les siens ne sont que de jouisseurs doublés de tchatcheurs impénitents, orgueilleux et immoraux. Ils peuvent avoir quelques compétences, encore que là aussi, M. Gbagbo lui-même a avoué et décrété qu'ils étaient complètement incompétents en annonçant, après la formation du premier gouvernement Affi N'guessan, qu'il était convaincu de ne pas avoir la dream team. Les seuls cadres valables de ce gouvernement étaient ceux du PDCI-RDA parmi lesquels il avait choisi le porte-parole de l'équipe. Le prototype de l'incompétence étant alors le professeur Séry Bailly. Quant à l'immoralité, elle est diffusé et visible dans tout le pays inondé par des pianos bars, maquis insalubres et hôtels de passe miteux. Tous les quartiers de toutes les communes du pays ont leurs rues princesses, lieux de perdition et de licence. La boîte de pandore ouverte en 1999 a produit ses effets. La crise, quant à elle, ne fait que commencer. Le vrai mal qui se trouve en chacun de nous, c'est le fait de vouloir être quelqu'un au lieu de chercher à faire quelque chose. Pour les Ivoiriens gagnés par une frénésie inquiétante de consommation, la fin justifie les moyens. Dans ce pays de cocagne, les dirigeants que nous avons qui, sous prétexte de rejeter la langue de bois, parlent sans retenue et sans réfléchir, sont dangereux parce qu'ils donnent à un peuple sous éduqué précarisé par la misère matérielle et morale qu'il peut tout, que tout lui est permis. Les desseins de cette façon de voir sont clairs. Il s'agit de donner l'illusion de la liberté pour mieux instrumentaliser les individus étouffés par les réactions de groupe qui, comme on le sait, sont bêtes et sauvages.
Dieu que nous invoquons nous a déjà sauvés. Le régime de M. Gbagbo est une catastrophe mais celui que nous auraient imposé les rebelles aurait été pire. Si l'équipe de Gbagbo était incompétente, celle des rebelles, Forces nouvelles, est nulle. Les Ivoiriens sont invités à se réveiller en se disant qu'il n'y a pas de fatalité de l'échec. Mais si tout le monde peut tomber, tout le monde ne se relève pas. Il faut savoir qu'il y a des malades qui meurent guéris. Il est temps de tourner la page des calamités en mettant un terme à la mésaventure des aventuriers qui ont pris le destin du peuple en otage après le braquage de 1999. La crise actuelle a son origine dans la gestion hasardeuse d'une bande de prétentieux incompétents et, pire, malhonnêtes. Mais dans ce désastre, les plus à plaindre, ce sont ceux qui continuent à alimenter l'espoir vain des fous de refondateurs en courant à la soupe et qui contribuent aux désespoirs des gens sérieux en nourrissant un don quichotisme ombrageux et dangereux. La Côte d'Ivoire, au lieu de ressusciter, serait en train de redevenir le pays des mal gens qu'elle était jusqu'à la colonisation et avant l'action salvatrice de Houphouët et du PDCI-RDA face au colonisateur et à ses suppôts locaux, les socialistes tropicaux qui ont soutenu la répression la plus féroce contre les patriotes ivoiriens qui étaient tous avec Houphouët. L'histoire se répéterait-elle ?
N'oublions pas que les Jospin et autres ont rendu le coup d'Etat possible pour faire la courte échelle à leurs copains ivoiriens qu'ils ne savaient, peut-être pas, si incompétents et amoraux. Le temps de la justice est venu. Ramons tous très fort pour sortir des eaux sales et infestées de refondateurs sans foi ni loi.
Par Guy Pierre Nouama