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Notre Voie
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San Pedro - Le préfet exige l`application des nouveaux prix des denrées alimentaires

Le préfet de région, M. Jacques Obouo N'Guessan, a rencontré, le 9 avril dernier, au centre culturel la population, les forces de défense et de sécurité, le ministère du commerce et les commerçants. Objet de cette réunion, l'application des mesures prises à la flambée des prix.
Après son propos liminaire, le préfet de région a donné la parole à l'assistance. Jean-Pierre Poté, Blé Sépé Marc du Cojep et Decoster Lago, président de la jeunesse communale, ont dénoncé avec véhémence la flambée des prix à San Pedro. Des prix qui varient d'une boutique à une autre. "Quelle est cette ville où tout est cher ? A San Pedro, on ne peut ni se loger ni se nourrir. Quelle est cette ville où il y a un port, mais on ne peut pas manger du poisson à cause du prix exhorbitant. Pourquoi en est il, ainsi", s'est interrogée la directrice régionale de la femme, de la famille et de l'enfant. quant aux commerçants, ils se disent prêts pour appliquer les décisions prises, parce qu'eux aussi se disent touchés par la hausse vertigineuse des prix. Cependant Mohamed Val, président de la délégation ivoirienne des commerçants, a décoché des flèches en direction des agents du ministère du commerce qui leur extorquent des sommes faramineuses. Monsieur le gouverneur, nous vous prions de faire cesser les tracasseries pour que les commerçants s'adonnent à leurs activités en toute quiétude. Avec ces pratiques, comment les commerçants peuvent-ils respecter les engagements ?" s'est-il interrogé. Son ministère étant indexé publiquement, le directeur régional du commerce, Olivier Angaman, s'est insurgé contre ce qu'il a qualifié de fausses accusations jetant en pâture ses agents devant le préfet de région.
"Le rôle de la fédération ivoirienne des commerçants est de dénoncer les dysfonctionnements. Nous sommes un service de répression, et donc je refuse qu'on nous accuse à tort devant le préfet de région.
Pour éviter des troubles sociaux, le préfet de région a intimé l'ordre de suspendre le racket. "Si les prix montent, c'est parce que vous ne faites pas bien votre travail", a-t-il mis en garde, précisé avant de s'adresser aux commerçants en ces termes : "force demeure à la loi, donc à l'Etat . Le ministère du commerce doit jouer son rôle sans entrave?.

Wilfried Kouamé

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Article publié par Notre Voie et référencé par 225.ci.