Sokouri Bohui aux militants FPI de Koumassi - Sacrifions-nous dès maintenant pour la victoire de Gbagbo
Le secrétaire national chargé des élections au Front populaire ivoirien, le député Martin Sokouri Bohui, met la pression sur ses militants pour garantir la victoire du président Laurent Gbagbo le 30 novembre prochain. Avant d'investir tout le pays, Sokouri Bohui a rencontré, dimanche, les militants du FPI de la commune de Koumassi à qui il a demandé de consentir le gros sacrifice qui donnera la victoire à Gbagbo. Sacrifions-nous dès maintenant pour la victoire de Laurent Gbagbo à la présidentielle du 30 novembre?, a exhorté le député de Koumassi, qui, avant de se rendre à l'intérieur du pays, a tenu à donner la primeur de son message à ses électeurs.
Quel est ce sacrifice à faire par les militants du FPI ? Pour le secrétaire national chargé des élections, tous les militants de son parti doivent se faire établir leurs jugements supplétifs, leurs actes de naissance et se rendre au lieu d'enrôlement pour figurer sur la liste électorale. Fouillez dans vos valises, retrouvez vos jugements et actes de naissance. Si vous n'êtes pas enrôlés, vous n'aurez pas vos cartes d'identité et nous perdrons les élections. La victoire le 30 novembre, c'est maintenant?, a exigé Martin Sokouri Bohui. Le député de Koumassi a lancé cet appel aux militants qu'il a rencontrés à l'EPP BAD du Grand campement à Koumassi et au siège social du FPI où la deuxième rencontre a eu lieu dans la nuit du dimanche.
Selon lui, la date du 30 novembre 2008 retenue pour le premier tour de la présidentielle doit être perçue par les militants du FPI et les Ivoiriens comme le point d'un nouveau départ avec Laurent Gbagbo. Ils devront, a-t-il expliqué, opter pour la suprématie de la paix sur la guerre. Car, pour le député de Koumassi, Laurent Gbagbo est le meilleur choix, le choix de celui qui a mené la résistance contre ceux qui ont privilégié la prise des armes comme moyen d'accès au pouvoir d'Etat. Au dire du Monsieur élections? du FPI, les militants n'ont aucune raison de négliger ou de banaliser tout le processus qui consiste à se faire établir un jugement, un acte de naissance et à se faire inscrire sur la liste électorale.
Par ailleurs, Sokouri Bohui a demandé pardon aux militants qui se sentent frustrés et leur a demandé de prendre toute la mesure du défi du 30 novembre 2008. Cette date constitue, à ses yeux, un enjeu très important. Il a, pour ce faire, chargé les responsables des structures de base de son parti à Koumassi de parcourir toutes les cours des militants pour leur mettre la pression afin de suivre minutieusement tout le processus. Si vous négligez l'enrôlement, nos nous enfoncerons. Le pays s'enfoncera. Ne regardez pas la mort venir nous emporter. Pour être à l'abri des pluies et des intempéries, le militant du FPI doit construire son préau avant le mauvais temps?, a-t-il rappelé pour prévenir ses camarades.
Pour le secrétaire national chargé des élections, un militant qui ne peut pas voter pour défaut de pièce ou par négligence n'est pas un militant utile au parti. Aussi a-t-il invité les militants à ouvrir les yeux et à être prompts à se dresser contre ce qu'il qualifie d'arsenal de fraude mis en place par les adversaires de Gbagbo. Il a fait allusion à ceux qui ont voulu écarter l'INS de l'organisation des élections. Sur ce sujet, les militants ont voulu savoir les rôles de l'INS, de la CEI, de la SAGEM et ont émis de sérieuses inquiétudes.
Les militants du FPI n'ont pas manqué de signaler au député Sokouri que le manque de moyens est un frein dans la quête du jugement supplétif et de l'acte de naissance. Certains ont plaidé pour la réduction du coût du timbre à mettre sur l'acte de naissance. D'autres ont demandé si le parti leur donnera les moyens pour aider les nombreux militants démunis qui se trouvent sans pièces. Sur toutes ces questions, Sokouri Bohui a rappelé aux militants de tenir compte du contexte de crise dans lequel évolue leur parti. Il a fait un éclairage sur la liste électorale qui suivra un croisement avec le recensement de 1998. Ce qui permettra, selon lui, de prendre en compte les nouveaux majeurs, les omis de 2000 et de découvrir les fraudeurs.
Après Koumassi, a annoncé le secrétaire national, sept délégations vont sillonner tous les départements pour porter le message aux militants dans tous les hameaux.
Pour la rencontre du dimanche, Sokouri Bohui était accompagné de ses chefs de cabinet ,en l'occurrence MM. Gnalogbo Didi et Toussaint Beugré.
Benjamin Koré
Quel est ce sacrifice à faire par les militants du FPI ? Pour le secrétaire national chargé des élections, tous les militants de son parti doivent se faire établir leurs jugements supplétifs, leurs actes de naissance et se rendre au lieu d'enrôlement pour figurer sur la liste électorale. Fouillez dans vos valises, retrouvez vos jugements et actes de naissance. Si vous n'êtes pas enrôlés, vous n'aurez pas vos cartes d'identité et nous perdrons les élections. La victoire le 30 novembre, c'est maintenant?, a exigé Martin Sokouri Bohui. Le député de Koumassi a lancé cet appel aux militants qu'il a rencontrés à l'EPP BAD du Grand campement à Koumassi et au siège social du FPI où la deuxième rencontre a eu lieu dans la nuit du dimanche.
Selon lui, la date du 30 novembre 2008 retenue pour le premier tour de la présidentielle doit être perçue par les militants du FPI et les Ivoiriens comme le point d'un nouveau départ avec Laurent Gbagbo. Ils devront, a-t-il expliqué, opter pour la suprématie de la paix sur la guerre. Car, pour le député de Koumassi, Laurent Gbagbo est le meilleur choix, le choix de celui qui a mené la résistance contre ceux qui ont privilégié la prise des armes comme moyen d'accès au pouvoir d'Etat. Au dire du Monsieur élections? du FPI, les militants n'ont aucune raison de négliger ou de banaliser tout le processus qui consiste à se faire établir un jugement, un acte de naissance et à se faire inscrire sur la liste électorale.
Par ailleurs, Sokouri Bohui a demandé pardon aux militants qui se sentent frustrés et leur a demandé de prendre toute la mesure du défi du 30 novembre 2008. Cette date constitue, à ses yeux, un enjeu très important. Il a, pour ce faire, chargé les responsables des structures de base de son parti à Koumassi de parcourir toutes les cours des militants pour leur mettre la pression afin de suivre minutieusement tout le processus. Si vous négligez l'enrôlement, nos nous enfoncerons. Le pays s'enfoncera. Ne regardez pas la mort venir nous emporter. Pour être à l'abri des pluies et des intempéries, le militant du FPI doit construire son préau avant le mauvais temps?, a-t-il rappelé pour prévenir ses camarades.
Pour le secrétaire national chargé des élections, un militant qui ne peut pas voter pour défaut de pièce ou par négligence n'est pas un militant utile au parti. Aussi a-t-il invité les militants à ouvrir les yeux et à être prompts à se dresser contre ce qu'il qualifie d'arsenal de fraude mis en place par les adversaires de Gbagbo. Il a fait allusion à ceux qui ont voulu écarter l'INS de l'organisation des élections. Sur ce sujet, les militants ont voulu savoir les rôles de l'INS, de la CEI, de la SAGEM et ont émis de sérieuses inquiétudes.
Les militants du FPI n'ont pas manqué de signaler au député Sokouri que le manque de moyens est un frein dans la quête du jugement supplétif et de l'acte de naissance. Certains ont plaidé pour la réduction du coût du timbre à mettre sur l'acte de naissance. D'autres ont demandé si le parti leur donnera les moyens pour aider les nombreux militants démunis qui se trouvent sans pièces. Sur toutes ces questions, Sokouri Bohui a rappelé aux militants de tenir compte du contexte de crise dans lequel évolue leur parti. Il a fait un éclairage sur la liste électorale qui suivra un croisement avec le recensement de 1998. Ce qui permettra, selon lui, de prendre en compte les nouveaux majeurs, les omis de 2000 et de découvrir les fraudeurs.
Après Koumassi, a annoncé le secrétaire national, sept délégations vont sillonner tous les départements pour porter le message aux militants dans tous les hameaux.
Pour la rencontre du dimanche, Sokouri Bohui était accompagné de ses chefs de cabinet ,en l'occurrence MM. Gnalogbo Didi et Toussaint Beugré.
Benjamin Koré