TIC : 55 milliards de Fcfa pour connecter l'Afrique
La communauté internationale a décidé d'accompagner concrètement le développement des Technologies de l'information et de la communication (TIC) en Afrique. Ainsi, l'Union internationale des télécommunications (UIT), l'Union européenne (UE), la Banque africaine de développement (BAD) et bien d'autres partenaires au développement se sont engagés à investir plus de 55 milliards USD, avec le secteur des TIC comme fer de lance, en faveur du continent.
C'est l'une des conclusions majeures du sommet mondial des TIC sur Connecter l'Afrique qui vient de se tenir à Kigali au Rwanda les 29 et 30 octobre. Les engagements qui ont été ainsi pris permettront d'interconnecter toutes les capitales et grandes villes africaines à l'infrastructure TIC large bande (grande capacité) et de renforcer la connectivité avec le reste du monde à l'horizon 2012. D'ici à 2015, les services large bande et TIC seront étendus à l'ensemble des villages africains. Le Sommet prévoit également de répondre aux objectifs fixés par le Sommet mondial sur la société de l'information en ce qui concerne le renforcement des capacités, en créant un environnement propice aux investissements ainsi que des services d'administration publics en ligne. Le rôle que jouent les pouvoirs publics en favorisant l'égalité des chances pour permettre à l'industrie d'être compétitive a été souligné. Il a été également décidé d'assurer l'harmonisation du cadre réglementaire afin de stimuler l'intégration transfrontalière dans des projets de grande envergure. Le renforcement des capacités a été reconnu en tant que domaine essentiel pour la coopération entre toutes les parties prenantes.
Des décisions qui viennent en écho à la volonté du Président Rwanda, M. Paul Kagamé, qui déclarait à l'ouverture des travaux que les investissements et le commerce - par opposition à l'aide et à la charité - doivent être les moteurs de la transformation de nos économies. Il s'est prononcé en faveur d'un secteur dynamique des TIC pour connecter l'Afrique à la super- autoroute mondiale de l'information et a expliqué que pour faire cette révolution économique indispensable, nous devons nouer des relations productives entre les pouvoirs publics et les entreprises.
Faisant le point du développement des télécommunications dans son ensemble sur le continent, le sommet de Kigali a fait le constat que le secteur des communications mobiles en Afrique, comparé à n'importe quelle autre région du monde, a connu la croissance la plus rapide au cours des cinq dernières années et a progressé deux fois plus vite que le marché mondial. Les téléphones mobiles ont dépassé les lignes fixes en 2001 et l'on compte désormais près de sept téléphones mobiles pour une ligne téléphonique fixe, avec quelque 193 millions d'abonnés au téléphone mobile en 2006. Ce chiffre devrait passer à plus de 270 millions d'abonnés d'ici à la fin de l'année en cours.
Soucieux de renforcer la révolution de la téléphonie mobile en Afrique, les opérateurs mobiles de l'Association GSM (Great Service multimedia) ont annoncé l'apport d'un montant de 50 milliards USD sous forme de nouveaux investissements au cours des cinq prochaines années afin d'élargir et de moderniser les réseaux du continent d'ici à 2012, de sorte que plus de 90% de la population serait desservie par des communications mobiles.
Le succès enregistré par la pénétration de la téléphonie mobile devrait maintenant avoir pour pendant la connectivité large bande en Afrique grâce à de nouveaux investissements envisagés pour l'infrastructure des TIC.
Plus d'un millier de participants, dont six Chefs d'Etat, ont pris part au sommet Connecter l'Afrique à Kigali.
Eric Dro Diomandé
Source: UIT
C'est l'une des conclusions majeures du sommet mondial des TIC sur Connecter l'Afrique qui vient de se tenir à Kigali au Rwanda les 29 et 30 octobre. Les engagements qui ont été ainsi pris permettront d'interconnecter toutes les capitales et grandes villes africaines à l'infrastructure TIC large bande (grande capacité) et de renforcer la connectivité avec le reste du monde à l'horizon 2012. D'ici à 2015, les services large bande et TIC seront étendus à l'ensemble des villages africains. Le Sommet prévoit également de répondre aux objectifs fixés par le Sommet mondial sur la société de l'information en ce qui concerne le renforcement des capacités, en créant un environnement propice aux investissements ainsi que des services d'administration publics en ligne. Le rôle que jouent les pouvoirs publics en favorisant l'égalité des chances pour permettre à l'industrie d'être compétitive a été souligné. Il a été également décidé d'assurer l'harmonisation du cadre réglementaire afin de stimuler l'intégration transfrontalière dans des projets de grande envergure. Le renforcement des capacités a été reconnu en tant que domaine essentiel pour la coopération entre toutes les parties prenantes.
Des décisions qui viennent en écho à la volonté du Président Rwanda, M. Paul Kagamé, qui déclarait à l'ouverture des travaux que les investissements et le commerce - par opposition à l'aide et à la charité - doivent être les moteurs de la transformation de nos économies. Il s'est prononcé en faveur d'un secteur dynamique des TIC pour connecter l'Afrique à la super- autoroute mondiale de l'information et a expliqué que pour faire cette révolution économique indispensable, nous devons nouer des relations productives entre les pouvoirs publics et les entreprises.
Faisant le point du développement des télécommunications dans son ensemble sur le continent, le sommet de Kigali a fait le constat que le secteur des communications mobiles en Afrique, comparé à n'importe quelle autre région du monde, a connu la croissance la plus rapide au cours des cinq dernières années et a progressé deux fois plus vite que le marché mondial. Les téléphones mobiles ont dépassé les lignes fixes en 2001 et l'on compte désormais près de sept téléphones mobiles pour une ligne téléphonique fixe, avec quelque 193 millions d'abonnés au téléphone mobile en 2006. Ce chiffre devrait passer à plus de 270 millions d'abonnés d'ici à la fin de l'année en cours.
Soucieux de renforcer la révolution de la téléphonie mobile en Afrique, les opérateurs mobiles de l'Association GSM (Great Service multimedia) ont annoncé l'apport d'un montant de 50 milliards USD sous forme de nouveaux investissements au cours des cinq prochaines années afin d'élargir et de moderniser les réseaux du continent d'ici à 2012, de sorte que plus de 90% de la population serait desservie par des communications mobiles.
Le succès enregistré par la pénétration de la téléphonie mobile devrait maintenant avoir pour pendant la connectivité large bande en Afrique grâce à de nouveaux investissements envisagés pour l'infrastructure des TIC.
Plus d'un millier de participants, dont six Chefs d'Etat, ont pris part au sommet Connecter l'Afrique à Kigali.
Eric Dro Diomandé
Source: UIT