Gbagbo reste le seul à signer les vrais décrets
Dans le système français, les ministres ou le Premier ministre peuvent co-signer souvent les décrets avec le président de la République, surtout en période de cohabitation. En Côte d'Ivoire, seule une loi d'habilitation, ou une ordonnance peut déléguer cette prérogative de façon exceptionnelle et expresse. Ainsi, même si par délégation, le chef de l'Etat concède des pouvoirs du Premier ministre, et l'autorise à présider les conseils de ministre, à faire des arbitrages, la validation légale, définitive et officielle des décisions par décret, est du seul fait de Laurent Gbagbo. Le Premier ministre agit par arrêté, de façon libre et autonome, mais lorsqu'il s'agit de décret ou d'ordonnance, c'est par ordre, ou par délégation. C'est ainsi que le décret du mercredi 16 mai relatif à la résolution de la crise des enseignants. porte la signature du chef de l'Etat, et que la validation et l'authentification définitives des décisions arrêtées lors des conseils des ministres présidés par le Premier ministre, sauf autorisation, expresse et précise (attestées par le secrétariat général du gouvernement) doivent porter la signature du chef de l'Etat, président de la République, chef de l'administration, chef suprême des Armées, président du Conseil supérieur de la Magistrature, le seul habilité à accréditer les Ambassadeurs etc. Elu au suffrage universel, investi devant le conseil constitutionnel et prêtant serment, le chef de l'Etat, président de la République, ne peut avoir d'inquiétude que du côté du pouvoir législatif, en cas d'absence d'une majorité en sa faveur à l'Assemblée nationale. Tout en applaudissant ce qui se passe en ce moment, le rappel est nécessaire, parce que dans les périodes de braise, L'Intelligent d'Abidjan n'avait jamais pu comprendre, ni admettre que des pouvoirs soient réclamés pour Diarra et Banny.
malgré la lune de miel, le devoir de mémoire s'impose.
Charles Kouassi
malgré la lune de miel, le devoir de mémoire s'impose.
Charles Kouassi