France : Un nouveau revers pour la droite
L a droite au pouvoir espérait limiter les dégâts, hier, lors du second tour des élections municipales. Les électeurs français ont plutôt entendu l'appel de la gauche à " sanctionner " le Président français, Nicolas Sarkozy. Selon un sondage CSA Dexia, le rapport de forces gauche-droite s'est établi à 49,5% au Parti socialiste et ses alliés contre 47,5% à l'UMP et ses alliés. Un nouveau revers pour la droite. Qui espérait une mobilisation de ses électeurs, face au Parti socialiste, en position de conquérir plusieurs grandes villes. Cette mobilisation n'était pas au rendez-vous et selon l'AFP, le taux de participation (54,45%) était, en fin de journée, aussi faible qu'au premier tour (52,25%).Comme dimanche dernier où un électeur sur trois ne s'était pas déplacé, la faible participation des Français et le fort taux d'abstention (35%), hier, ont été jugés plus défavorables à la droite qu'à la gauche. La gauche socialiste a surfé sur le mécontentement des Français quant à la baisse de leur pouvoir d'achat et un style présidentiel jugé " trop clinquant ". L'ex-candidate socialiste à la présidentielle française, Ségolène Royal, a appelé le gouvernement à " changer sa politique ". La " déception " des électeurs par rapport au bilan de Nicolas Sarkozy et du gouvernement a été reconnue par le Premier ministre François Fillon. Qui a promis, à la suite du Chef de l'Etat, d'accélérer les réformes. Malgré un contexte économique morose. Mardi, Nicolas Sarkozy a assuré qu'il tiendrait " naturellement compte " du résultat des municipales. Il n'a toutefois pas précisé comment. Dans son entourage, on pense à un remaniement ministériel, avec la création de trois ou quatre nouveaux secrétariats d'Etat, couplée par ailleurs à un remaniement de son équipe de communication. De " légers ajustements ", en somme. Le parti centriste MoDem de Français Bayrou, malgré son faible score national, a joué les arbitres. Son leader, qui avait opté pour des alliances à géométrie variable, à droite ou à gauche, a perdu la Mairie de Pau, au sud-ouest.
Ernest Aka Simon
Ernest Aka Simon