Déchets toxiques à la Djibi - Le danger est permanent
Plus d'un an après le scandale des déchets toxiques, le danger est toujours permanent à Djibi Village où des sites n'ont pas encore été dépollués. Pis, les déchets ramassés y sont toujours stockés. L'on se rappelle qu'après l'éclatement de ce scandale, le gouvernement ivoirien a exigé et reçu de la société Trafigura la coquette somme de 100 milliards de FCFA contre l'annulation des poursuites judiciaires à son encontre. Dès lors, les victimes de cette tragédie écologique devraient bénéficier d'une indemnisation conséquente de la part de l'Etat ivoirien. Ce qui n'a pas été fait. Non contentes de cette situation, elles se sont constituées pour la plupart en association pour défendre leurs intérêts. Ainsi est née l'Union des victimes des déchets toxiques d'Abidjan et banlieue (UVDTAB) que préside Ouattara Aboubacar. Pour montrer que le danger est permanent, l'UVDTAB, à l'initiative de son président Ouattara Marvin, a récemment organisé une visite guidée de la presse sur le site Djibi village dénommé Alépé I et Alépé II. De l'avis des riverains, ces déchets toxiques leur ont causé d'énormes préjudices. Et pourtant, les victimes ne sont pas convenablement indemnisés ou ne le sont même pas du tout. C'est pourquoi, l'UVDTAB s'est attachée les services de Me Mario Stasi, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats à la Cour d'Appel de Paris. Ce dernier a séjourné à Abidjan du 6 au 10 mai 2008. Nous considérons que l'accord entre l'Etat ivoirien et Trafigura n'exclut pas la possibilité pour chaque victime d'obtenir l'indemnisation à laquelle elle a droit , avait martelé l'avocat français au terme de sa visite, au cours d'une conférence de presse. Nous allons gagner la cause des victimes, cette cause n'est pas perdue avait-il ajouté. Quant au président de l'UVDTAB, il a promis se battre pour obtenir gain de cause. IBK