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Coupes africaines : ça va mal !

Depuis l'échec des Eléphants à la CAN 2008, le football ivoirien a perdu de sa splendeur. Rien ne va plus. C'est la grisaille. La preuve, au niveau des clubs, sur quatre représentants en coupes africaines, seul un a pu franchir le cap des seizièmes de finale. Il s'agit de l'Asec Mimosas qui est allée arracher la qualification en Guinée au moment où l'on s'y attendait le moins. Car lors de la manche aller à Abidjan, les Mimos avaient été contraints au nul (1-1) par le Kaloum de Conakry.
Quant à l'Africa Sports d'Abidjan, le second représentant ivoirien en Ligue des champions, il n'a pu changer le cours de l'histoire devant le Zamalek d'Egypte, une de ses vieilles connaissances. L'histoire s'est répétée comme en 1986. Battus à l'aller au Caire (0-2), les Aiglons ont réussi à refaire leur retard au terme des 90 mn avant de s'incliner finalement à l'épreuve cruelle des tirs au but (4-5). En Coupe de la Confédération, Issia Wazi, vainqueur à Abidjan de l'Union Sportive Masseda du Togo (2-0), a perdu le nord à Lomé (1-4). Pendant ce temps, l'Entente Sportive de Bingerville, après avoir lavé l'affront subi à Saint-Louis, au Sénégal (0-3 ; 3-0), s'est, malheureusement, effondrée aux tirs au but (4-5). Déception. C'est bien le sentiment que partagent les Ivoiriens qui connaissent bien le football et qui ne cessent de dire que le niveau du sport roi, au plan local, est moyen. Au regard de ce bilan et de la prestation de chacune de ces équipes (y compris l'Asec), il faut reconnaître qu'il y a un travail colossal à abattre pour prétendre à une place honorable en Coupe d'Afrique. Dans les différents camps, il n'y a plus de joueurs de décision. L'Africa, champion en titre et leader actuel du championnat, et l'Entente sportive de Bingerville, 3ème la saison précédente, ont, sur l'ensemble des deux manches, montré leurs limites individuelles, techniques et mentales. Sans oublier les Indomptables d'Issia qui n'ont pu préserver leur acquis (2 buts) du match aller. Par ailleurs, si l'Africa et Bingerville, qui sont tombées les armes à la main, méritent quelques encouragements, elles doivent être dans leurs petits souliers pour avoir été éliminées par des équipes qui ne valent désormais que par leur gloire passée. Ainsi, le Zamalek qui s'est produit à Abidjan, pour ne pas dire le Zamalek 2008, n'est plus un foudre de guerre. La preuve, il occupe la 6ème place du championnat égyptien, soit à 20 points du leader, le National Al Ahly. Les Aiglons, avec un peu plus de tonus et de rigueur dans les différents compartiments, auraient pu donc passer ce cap. La Linguère de Saint-Louis, tombeuse de Bingerville, arrive tout droit de la deuxième division sénégalaise. Au pays de la Téranga, le championnat 2007-2008 n'a pas encore démarré. Les Saint-Louisiens ne se sont contentés que de trois ou quatre matches amicaux avant d'affronter les Bingervillois. Alors qu'en Côte d'Ivoire, le championnat national est à sa cinquième journée. Les joueurs ivoiriens, plus en jambe et évoluant à un niveau supérieur depuis quelques années, auraient dû logiquement s'imposer. Mais
Bref, le football ivoirien inquiète. Il lui faudra rapidement des remèdes appropriés avant la Can des locaux que la Côte d'Ivoire aura la lourde tâche d'organiser en 2009, à Abidjan. En outre, l'Asec Mimosas, la seule formation ivoirienne encore en lice, ne doit pas dormir sur ses lauriers. Contrairement aux années précédentes, l'équipe de 2008, même si elle a franchi le cap guinéen, n'impressionne pas pour l'instant. Dans tous les compartiments, l'Asec traîne beaucoup de lacunes. Si les Mimos entendent aller le plus loin possible dans cette compétition, ils doivent sérieusement se remettre au travail.




Jean-Baptiste Béhi

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