Culture - Burida
Le bureau ivoirien de droit d'auteur a connu de grands remous ces dernières années qui ont mis en mal son fonctionnement normal. La plus importante des crises fut celle qui a opposé l'ex DG VIERRA à tantie Oussou ex PCA et suite à laquelle le Président de la république Laurent Gbagbo a fait la promesse en 2005 de remettre totalement le BURIDA aux artistes.
C'est dans cette vaine que le ministère de la culture et de la francophonie a soumis aux sociétaires à examen un avant projet de loi portant reforme du BURIDA, c'était en février dernier. On se rappelle que cette occasion donnée aux artistes de réfléchir sur les textes du nouveau Burida avait suscité une crise ayant conduit l'UNARTCI à mettre un terme à son adhésion au sein de cette institution.
C'est suite à ces deux évènements importants que le ministre Komoé a organisé la rencontre du mercredi 02 avril 2008 à son cabinet.
" Je vous ai fait appel pour deux raisons : d'abord porter à votre connaissance deux informations capitales et ensuite apporter ma médiation pour le règlement du litige récent". C'est par ces termes que le Ministre Komoé a annoncé l'ordre du jour de la rencontre avec les artistes de Côte d'Ivoire. A propos du premier point, le responsable de la culture en Côte d'Ivoire a annoncé la tenue très prochaine, précisément en mai, des états généraux de la propriété intellectuelle. Il s'agira, selon le ministre de faire le point des ?uvres de l'esprit en Côte d'Ivoire et de jeter les bases d'une plate-forme pour protéger les intérêts des créateurs. L'évènement sera soutenu par l'organisation internationale de la propriété intellectuelle précisa le ministre. La deuxième information capitale est la remise du Burida aux artistes selon la promesse du Président de la République. Pour le Ministre Augustin Komoé, en 2005, dans l'optique de mettre un terme aux interminables querelles et conflits qui ont cours dans le milieu culturel national, le Président Laurent Gbagbo adhéra au v?u des artistes qui est de prendre le contrôle total de l'institution.
Ainsi dès sa nomination dans le gouvernement de Soro, le dossier lui est confié, pour l'élaboration d'un avant projet de loi. Ceci l'a amené, dira le ministre, à organiser un séminaire pour une réflexion profonde des artistes eux-mêmes du projet en question. Au terme donc de cet atelier qui s'est déroulé en février dernier, un nouveau visage juridique vient d'être attribué à l'institution, expliqua-t-il. "Le Burida est aujourd'hui une structure solide de type particulier. Le Burida est bien organisé avec des organes dynamiques et une mutuelle". Pour conclure ce point, le ministre Komoé affirma qu'au regard de tout le travail abattu, l'Etat ivoirien se dit aujourd'hui prêt à remettre l'institution aux mains des artistes. "J'annonce aujourd'hui que je viens remettre le Burida aux mains des artistes comme l'a souhaité le Président de la République". Cette déclaration orchestra un tonnerre d'applaudissements, démontrant la satisfaction des sociétaires. Cependant certains artistes comme Serges Kassi, Jack Deli étaient perplexes. Pour le patriote musicien, le Président de la République n'a pas voulu remettre le Burida de cette manière.
Serges Kassi, porte-parole de l'UNARTCI estime que la proposition de texte devait être l'affaire des artistes et non celle du ministre pour insinuer que les artistes ont été exclus des débats. Avec cette déclaration, il est clair que l'UNARTCI, la structure la plus importante, refuse ce nouveau Burida. Le Ministre quant à lui se dit disposer à recevoir les jours prochains les responsables des syndicats et associations d'artistes pour un dernier toilettage des textes. Rappelons que cette rencontre a démontré aux yeux de l'opinion, les grandes divergences qui minent ce milieu. Cela fait dire qu'il sera vraiment difficile d'instaurer la paix au Burida, même si les textes sont faits selon le désir des artistes eux-mêmes.
Léon Saki
C'est dans cette vaine que le ministère de la culture et de la francophonie a soumis aux sociétaires à examen un avant projet de loi portant reforme du BURIDA, c'était en février dernier. On se rappelle que cette occasion donnée aux artistes de réfléchir sur les textes du nouveau Burida avait suscité une crise ayant conduit l'UNARTCI à mettre un terme à son adhésion au sein de cette institution.
C'est suite à ces deux évènements importants que le ministre Komoé a organisé la rencontre du mercredi 02 avril 2008 à son cabinet.
" Je vous ai fait appel pour deux raisons : d'abord porter à votre connaissance deux informations capitales et ensuite apporter ma médiation pour le règlement du litige récent". C'est par ces termes que le Ministre Komoé a annoncé l'ordre du jour de la rencontre avec les artistes de Côte d'Ivoire. A propos du premier point, le responsable de la culture en Côte d'Ivoire a annoncé la tenue très prochaine, précisément en mai, des états généraux de la propriété intellectuelle. Il s'agira, selon le ministre de faire le point des ?uvres de l'esprit en Côte d'Ivoire et de jeter les bases d'une plate-forme pour protéger les intérêts des créateurs. L'évènement sera soutenu par l'organisation internationale de la propriété intellectuelle précisa le ministre. La deuxième information capitale est la remise du Burida aux artistes selon la promesse du Président de la République. Pour le Ministre Augustin Komoé, en 2005, dans l'optique de mettre un terme aux interminables querelles et conflits qui ont cours dans le milieu culturel national, le Président Laurent Gbagbo adhéra au v?u des artistes qui est de prendre le contrôle total de l'institution.
Ainsi dès sa nomination dans le gouvernement de Soro, le dossier lui est confié, pour l'élaboration d'un avant projet de loi. Ceci l'a amené, dira le ministre, à organiser un séminaire pour une réflexion profonde des artistes eux-mêmes du projet en question. Au terme donc de cet atelier qui s'est déroulé en février dernier, un nouveau visage juridique vient d'être attribué à l'institution, expliqua-t-il. "Le Burida est aujourd'hui une structure solide de type particulier. Le Burida est bien organisé avec des organes dynamiques et une mutuelle". Pour conclure ce point, le ministre Komoé affirma qu'au regard de tout le travail abattu, l'Etat ivoirien se dit aujourd'hui prêt à remettre l'institution aux mains des artistes. "J'annonce aujourd'hui que je viens remettre le Burida aux mains des artistes comme l'a souhaité le Président de la République". Cette déclaration orchestra un tonnerre d'applaudissements, démontrant la satisfaction des sociétaires. Cependant certains artistes comme Serges Kassi, Jack Deli étaient perplexes. Pour le patriote musicien, le Président de la République n'a pas voulu remettre le Burida de cette manière.
Serges Kassi, porte-parole de l'UNARTCI estime que la proposition de texte devait être l'affaire des artistes et non celle du ministre pour insinuer que les artistes ont été exclus des débats. Avec cette déclaration, il est clair que l'UNARTCI, la structure la plus importante, refuse ce nouveau Burida. Le Ministre quant à lui se dit disposer à recevoir les jours prochains les responsables des syndicats et associations d'artistes pour un dernier toilettage des textes. Rappelons que cette rencontre a démontré aux yeux de l'opinion, les grandes divergences qui minent ce milieu. Cela fait dire qu'il sera vraiment difficile d'instaurer la paix au Burida, même si les textes sont faits selon le désir des artistes eux-mêmes.
Léon Saki