La mauvaise foi des Houphouétistes
En politique, la chose la mieux partagée est la mauvaise foi. Les Houphouétistes ne dérobent pas à cette règle. Lorsque le Président de la République a annoncé son intention de dissoudre le gouvernement, une hystérie s'empare de l'opposition ivoirienne. Après une rencontre à Daoukro, les leaders de cette opposition soutiennent que le mandat du Président Gbagbo est terminé depuis 2005. Et qu'il est là par arrangement politique. Cet argument ne tient pas la route. Il suffit d'interroger la constitution ivoirienne qui est la loi fondamentale. En effet, son article 38 stipule : " En cas d'évènements ou de catastrophes notamment d'atteinte à l'intégrité du territoire ou de catastrophes naturelles rendant impossible le déroulement normal des élections ou la proclamation des résultats, le président de la Commission chargée des élections saisit immédiatement le Conseil constitutionnel afin de constater cette situation. Le Conseil constitutionnel décide dans les 24 heures de l'arrêt ou de la poursuite des opérations électorales ou de la suspension de la proclamation des résultats. Le Président de la République en informe la Nation par message. Il demeure en fonction. () ". Or tout le monde sait que depuis le 19 septembre 2003, la Côte d'Ivoire est coupée en deux. Mettant en mal l'intégrité du territoire national. Rendant impossible l'organisation des élections. En clair, c'est la constitution ivoirienne qui a maintenu le Président Laurent Gbagbo au pouvoir. Donc dire que c'est un arrangement politique qui l'a maintenu est un camouflet de la part de l'opposition ivoirienne. Malgré la division du pays en deux, les institutions ivoiriennes ne se sont pas écroulées. Encore moins la constitution. D'ailleurs, tous les accords et résolutions signées sur la crise ivoirienne ont reconnu la primauté de la loi fondamentale ivoirienne. L'Article 39 va plus loin. Il stipule : " Les pouvoirs du Président en exercice expirent à la date de la prise de fonction du Président élu, laquelle a lieu dès la prestation de serment ". Tout le monde sait qu'avec la situation que connaît la Côte d'Ivoire, il n'y a pas d'élection. Aucun nouveau Président n'a eu le suffrage des Ivoiriens pour que le mandat du Président Laurent Gbagbo prenne fin. C'est pour mettre fin à cette situation que le numéro un ivoirien appelle de tous ses v?ux, la tenue des élections en novembre 2008. Il faut que l'opposition se prépare à cela au lieu de diffuser des contrevérités. La constitution n'étant pas dissoute, le président de la république a le pouvoir de mettre fin aux fonctions du gouvernement. L'article 41 lui donne ces prérogatives.
Yacouba Gbané
yacou0636510@yahoo.fr
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