Risques de change : Se prémunir contre la volatilité
Produits dérivés : quel enjeu pour un développement durable . Tel est le thème de la conférence de presse organisée, récemment, par la Standard Chartered Bank à son siège. Elle a été animée par F. Abah Ofon, économiste, spécialiste en analyse et prévision des marchés agricoles et responsable Afrique francophone et Maghreb de ce groupe bancaire. Il ressort de cette conférence que le contexte économique actuel de globalisation marqué par la dérégulation des marchés financiers et des matières premières ? occasionnant ainsi une grande volatilité des cours des devises et desdites matières premières ? les entreprises et/ou opérateurs économiques se trouvent devant un défi qui se décline en questionnement : comment faire face efficacement à cette volatilité des cours des devises (dollar, livre sterling, euro, etc.) en vue d'assurer une bonne planification et un bon suivi budgétaire ? En d'autres termes, comment les entreprises dont les opérations sont libellées en devises fluctuantes et qui sont préoccupées par la maîtrise de leurs coûts peuvent-ils assurer, de façon efficiente, la couverture des risques de change ? Cette préoccupation est partagée aussi bien par des importateurs que des exportateurs de matières premières ou de produits finis, et qui se trouvent exposés aux fluctuations des cours sur le marché mondial. De l'avis du conférencier, les produits dérivés qui sont utilisés sur les places financières internationales permettent de se prémunir contre les effets de la volatilité sur les marchés. De même, l'appropriation de ces produits dérivés confère un avantage concurrentiel aux opérateurs, et assure ce faisant leur pérennité, leur développement durable, et par ricochet celui de l'économie nationale. Le spécialiste en analyse et prévision des marchés agricoles et responsable Afrique francophone et Maghreb de la Standand chartered bank a saisi cette occasion pour projeter les grandes tendances des trois prochains trimestres sur les marchés agricoles mais aussi aurifères. Il estime que la tonne du cacao se vendra à 2600 dollars en moyenne au 3e trimestre 2008, 2650 dollars au 4e trimestre 2008, et 2700 dollars au premier trimestre 2009. Et ce, sous l'effet de la demande mondiale, et notamment des broyeurs. Quant au riz dont la production devrait croître de 3¨% entre 2007 et 2008, son cours aura, note-t-il, une tendance baissière sur le marché international, passant de 20 dollars/t au 3e trimestre 2008, puis 18 dollars/t au quatrième trimestre, et 17 dollars/t début 2009. L'huile de palme, elle, sous l'effet du développement des bioénergies, va connaître une bonne remontée des cours. Concernant l'or, le conférencier note qu'il est devenu une valeur refuge dans ce contexte de dépréciation du dollar. Le marché étant volatile, il apparaît important pour les opérateurs économiques exerçant dans les secteurs énumérés de se prémunir contre les risques de change, notamment contre les baisses des cours. Et apparemment, la banque propose aux exportateurs et importateurs de produits agricoles ou miniers des solutions pour minimiser ces risques de change sur le marché international.
Gooré Bi Hué
Gooré Bi Hué