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Super Ebony 2008 : Sacré Yo Claude !

Le rideau est tombé, samedi, à l'Ivoire, sur la grand-messe annuelle des journalistes ivoiriens. Sacré Yo Armand Virgil Claude, journaliste à la RTI Première chaîne, a été sacré lauréat des lauréats dit Super Ebony? de l'année 2008. Autrement dit, le confrère a été désigné par le jury de professionnels cooptés par l'Union nationale des journalistes de Côte d'Ivoire (Unjci), comme meilleur journaliste ivoirien de l'année, succédant ainsi à Touré Moussa de Nord Sud Quotidien. Evalué sur une enquête, un reportage et une interview, à l'instar de ses pairs par catégorie de média, il a devancé sur le podium, Flora Ballo (Radio Côte d'Ivoire) et Cissé Sindou (Nord Sud Quotidien), lauréats respectifs des catégories radio et presse écrite. Ils ont pour co-nominés Eugène Ricardo Xama et Eugène Attoubé (RTI La Première) pour la télévision, Henri Niamké et Ibo Marius Didier (Radio Côte d'Ivoire) pour la catégorie radio et Abel Doualy (Fraternité Matin) et Jean-Roch Kouamé (Nord Sud), pour la presse écrite. Au-delà de ce palmarès, le 11ème de la série, l'unanimité a été faite autour de la nécessité de réformer les critères d'attribution dont la mise en place d'un jury permanent est l'élément central, au soir du mandat du Conseil exécutif de l'Unjci dirigé par Amos Béonaho. Ainsi, M. Georges Aboké, conseiller spécial du Président de la République chargé du développement des médias, suggérera-t-il que la réflexion soit portée dans le sens de la pérennité du Prix Ebony: Pourquoi ne pas décider qu'il n'y ait plus de candidatures de la part des journalistes tout en instituant un jury qui travaillerait sur une année pleine??.
Dans la même veine du changement, le ministre de la Communication, M. Ibrahim Sy Savané, tout en invitant à une reconnaissance des fondateurs de l'Union, rappellera la nécessaire mue qui s'impose à l'Unjci dans la mouvance de la fin du mandat d'Amos Béonaho et de son équipe et dans la perspective de post-conflit. Le grand mouvement qui s'amorce dans notre pays est une véritable lame de fond qui concernera tous les secteurs. Et si nous n'en percevons pas tous les contours, c'est parce que la confrontation avec le réel quotidien brouille la vision lointaine. Pourtant, une véritable révolution sociale, économique et culturelle s'amorce. Chaque domaine doit s'y préparer. La presse qui fait partie de l'élite doit mieux intégrer ces changements. Pour ce faire, elle doit elle-même rompre avec ses propres archaïsmes?. A juste titre, parlant au nom des jurés, M. Franck Anderson Kouassi, secrétaire général du Conseil national de la communication audiovisuelle (Cnca), révèlera qu'il serait judicieux de proposer un bouquet de 10 articles dans les trois genres journalistiques soumis au concours. 1 million de FCFA, 1 ordinateur portable, 1 téléphone portable et bien d'autres lots offerts par les sponsors et partenaires, font partie des lots dont le plus important est une villa. Le vainqueur 2008, Sacré Yo, souligne qu'il a fait ses humanités à l'Ecole supérieure de journalisme de Paris (ESJ), Saint-Germain-des-Prés et s'est spécialisé en anglais des affaires aux USA (New York et Boston) au milieu des années 1980 avant de rejoindre la RTI en 1990 où il s'est adonné à l'animation de tranches de divertissement, puis d'encadrement et de management en tant que conseiller du directeur général. C'est à partir de 2006, soutient-il, qu'il s'est consacré à l'information, avant de faire son trou, entre reportages et présentation du journal. Notamment le dernier de la journée. Artiste dans l'âme et sur la scène, Yo Claude sait se faire oublier pour mettre en lumière l'info dont a besoin le consommateur des médias. Tanya St-Val, la zoukeuse venue de la Guadéloupe; Aïcha Koné, la diva en un duo des plus filiaux, avec son fils Tchaga ; John Yalley et les Kiffy'z, au plan musical et la styliste Wafa côté froufrous, ont égayé les convives de l'Unjci, sous la houlette de Russel Lohoré qui a tenu à les remercier; les partenaires dont MTN, la SIR, Le Port d'Abidjan qui, depuis cinq ans, accompagnent les journalistes ivoiriens dans leur quête d'excellence.



Rémi Coulibaly
? Pour une refonte du prix
Ils sont nombreux à opter pour une refonte du prix Ebony. Le président du jury, Yao Noël, par la voix de Franck Anderson, a suggéré qu'il y ait désormais, un jury permanent lequel va siéger toute l'année. Il est, a-t-il souligné, plus aisé d'évaluer une personne sur un temps donné avec plusieurs productions (10 productions par genres demandés: enquête ou dossier, reportage et interview) qu'une seule après que les journalistes ont fait acte de candidature. Il a également souhaité que les Ebony, notamment les super- Ebony, soient suivis dans le travail après leur sacre. Pour la professionnalisation de la presse ivoirienne et sa compétitivité au plan international, les membres du jury ont suggéré que les journalistes soient formés sur les grands genres. Il s'agit de l'enquête ou le dossier, du reportage et de l'interview. Ceci afin de pallier les confusions faites par les journalistes au niveau des genres. Car, a-t-il relevé, les journalistes font beaucoup d'amalgames entre le reportage, le dossier ou l'enquête. Aboké Wenceslas, représentant le Chef de l'Etat, emboîtant le pas au porte-parole du jury, a également souhaité que le jury du prix Ebony soit permanent. C'était le souhait des membres du jury.



M.C. Obindé

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