Attaque à domicile - Un vieil homme abattu pour sa pension
Trois bandits armés ont fait irruption récemment au domicile de M. Gouly Don Prospère, 65 ans, instituteur à la retraite à Anyama. Leur descente n'est pas inopinée. Ils sont venus chercher sur ordre d'un commanditaire, la pension que ce chef de famille venait de retirer. ?'On nous a dit de le tuer et de prendre sa pension'', a déclaré l'un des voleurs à l'épouse de M. Goly, au salon de la maison. Aussitôt, ils visitent toutes les pièces du domicile et découvrent le vieil homme endormi dans son lit. Avec leurs armes, ils lui assènent de violents coups à la tête qui le sortent brutalement de son sommeil. ?'Où est la pension'', l'interrogent-ils. Sans lui laisser le temps de répondre, les malfrats le trimbalent au salon où tous les autres membres de la famille sont tenus en respect. Le domicile est passé au peigne fin jusqu'à ce qu'ils découvrent la pension estimée à 300 000 fcfa. Pour sauver la vie de son mari, Mme Goly leur donne tout ce qu'elle possédait comme argent. Mais cela n'a pu étancher la soif de ces apôtres du gain facile. Sous l'?il impuissant de la famille, le retraité est rossé de coups de cross à la tête. Ses bourreaux le traînent à l'extérieur de la maison où il est battu à sang. Avant leur départ, les bandits laissent l'infortuné pour mort dans une pièce hors de la maison. Au petit matin, sa femme et le reste de famille réussissent à sortir de la chambre où ils ont été faits prisonniers et découvrent le chef de famille inconscient baignant dans une mare de sang. Il est conduit aussitôt à l'hôpital où il subit une opération à la tête pour évacuer l'hématome causé par une hémorragie interne. L'opération se fait avec succès, mais quelque temps après, durant la période d'observation, M. Goly rend l'âme à la suite d'une complication. Une semaine après ces faits tragiques, nous raconte notre interlocuteur proche de la famille, deux attaques du même genre ont été perpétrées dans la commune d'Anyama. Les chefs de famille ont été dépossédés de leurs pensions.
CAROL OFFI
CAROL OFFI