Daoukro : L'ulcère de Buruli sévit
Le département est devenu une zone endémique. Avec environ 300 cas d'ulcère de Buruli, Daoukro fait désormais partie des zones endémiques. D'où la campagne organisée par la section locale de la fondation Comité Espoir international. A l'avenir, les malades de Daoukro seront assistés comme ceux de Tombokro, Kongouanou, Sakassou, Djékanou. En Afrique de l'Ouest, la Côte d'Ivoire est le pays le plus touché par cette pathologie avec environ 30.000 cas. Selon le rapport établi par le Programme national de lutte contre l'ulcère de Buruli (PNLUB), près de 2.000 cas sont diagnostiqués chaque année en Côte d'Ivoire, où déjà 1.000 personnes sont traitées et guéries. Face à cette menace, le pasteur Honoré Kouamé, président de la fondation Comité Espoir international, poursuit la sensibilisation des leaders religieux, des autorités politiques et administratives ainsi que de la société civile. Au Centre culturel de la ville, le Révérend Honoré Kouamé a entretenu ses interlocuteurs sur les méfaits de cette redoutable maladie. En créant une confédération humanitaire mondiale pour les victimes de l'ulcère de Buruli, Kouamé Honoré s'est engagé à ?uvrer pour intensifier sa lutte. La preuve, son ONG a signé des conventions avec les ministères de la Justice et de l'Intérieur depuis le 15 décembre 1995. Et ce sont les personnes démunies, les enfants de la rue qui bénéficient de son assistance. Au cours de la tournée, Comité Espoir international a offert des sacs de riz, du savon, aux populations de Tou-modi, Yamoussoukro, Djèkanou. Par ailleurs, son président a indiqué que Zouan-Hounien, Toulepleu, Daloa, Yamoussoukro, Taabo, Kongouanou, Bondoukou, San-Pedro sont identifiés comme étant les zones les plus touchées du pays. La fondation entend aussi lutter contre la délinquance juvénile. Un orphelinat est en projet. Depuis sa création en 1994, elle a posé de nombreux actes en vue de contribuer à la paix sociale.
Etien Essan
Correspondant local
Etien Essan
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