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Le Temps
· 2 min de lecture

Production de farine boulangère et pâtisserie en Côte d`Ivoire - Après la fin du monopole, cap sur la concurrence et la qualité

Après 48 ans de monopole de fait, dont ont bénéficié les Grands Moulins d'Abidjan, ( GMA) une filiale du Groupe français Mimran, la filière ivoirienne de production de farine boulangère et de pâtisserie, est en train d'enregistrer la construction de deux autres minoteries. Une véritable concurrence à même de donner le choix aux consommateurs, pour exiger la qualité prix va donc naître. Dans un secteur animé par quatre minoteries. Il s'agit comme indiqué plus haut, des Grands Moulins d'Abidjan ( GMA), entreprise présente en Côte d'Ivoire depuis 48 ans et son unité de production de San Pedro. Mais aussi et surtout au Sénégal à travers la Compagnie sucrière sénégalaise, deuxième employeur du pays après l'Etat. Nous, avec Les Moulins de Côte d'Ivoire (LMCI) dont le Président Directeur général est Jean-Marie Acka du groupe SIPRA. Bâtie sur une superficie de 10 mille m2, cette usine ultramoderne a une capacité de production de 200 tonnes par jour. Elle a été officiellement inaugurée récemment par le Président Gbagbo et est située en zone industrielle de Yopougon. Coût de l'investissement, plus de 5 milliards de FCFA. Selon son PDG Jean-Marie Acka, " LMCI se présente comme une alternative réelle sur le marché de la farine. Aliment indispensable et irremplaçable dans notre alimentation quotidienne." En plus de cette minoterie qui emploie permanemment 100 personnes, une autre est en pleine construction en face des GMA, en zone portuaire d'Abidjan. Des sources bien introduites indiquent qu'elle appartiendrait à des transfuges de la filiale du Groupe français et au richissime libanais, Ibrahim Ezzedine, bien connu dans la filière de l'importation du riz. En clair, désormais, avec quatre minoteries, en Côte d'Ivoire, l'industrie de la boulangerie pâtisserie en pleine mutation sous la coupole de la Fédération interprofessionnelle des Patrons Boulangers et Pâtissiers de Côte d'Ivoire, (FIP- BPCI), va certainement gagner en compétitivité. Dès à présent, les opérateurs économiques du secteur et la co- tutelle à savoir le ministère de l'Industrie et celui de l'artisanat, doivent engager la restructuration du secteur pour consolider les acquis de 700 boulangeries officiellement enregistrées qui offrent plus de 15 mille emplois. Avec cette ouverture qui a démarré en 1995 à travers la libéralisation de l'importation de la farine, l'Etat doit également rester vigilant pour éviter des pratiques monopolistiques qui amèneraient les nouveaux meuniers à jeter l'éponge. Car derrière les GMA, il y a le Groupe Mimran qui pèse plus de 900 millions d'euros.
Bamba Mafoumgbé
bamaf2000@yahoo.fr

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Article publié par Le Temps et référencé par 225.ci.