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Notre Voie
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Sikensi - La Sodefor offre des splits à la préfecture

La société de développement de la forêt (Sodefor) s'est montrée sensible aux difficultés de la nouvelle préfecture de Sikensi. Le directeur général de cette société, Dr Venance N'Guettia Kouadio a remis le jeudi 19 avril 6 splits d'une valeur de 2,5 millions de FCFA pour selon lui mettre le préfet du département, M. Boni Kouadio et le personnel dans de bonnes conditions de travail. Mais donnant les raisons du choix de Sikensi, le donateur a expliqué que dans la mise en ?uvre de l'étude sur la contractualisation des occupations agricoles dans la forêt classée d'Irobo, les autorités municipales, préfectorales et les populations de Sikensi ont été d'un apport salutaire à la Sodefor. Faisant l'état des lieux du patrimoine forestier de la Côte d'Ivoire, le directeur général de la Sodefor a rappelé que toutes les forêts classées sont menacées par l'agriculture. Selon N'Guettia Kouadio, les plantations de caféiers, de cacaoyers, d'hévéaculture et autres cultures pérennes absorbent 40% des 231 forêts classées d'une superficie de 4.196.000 ha. La production issue de ces plantations au coeur des forêts classées représente, a-t-il précisé, 20 à 25% de la production nationale. Le directeur général de la Sodefor a rappelé que le chef de l'Etat, M. Laurent Gbagbo a demandé lors de la dernière journée de l'arbre que soient réparées toutes les erreurs qui ont permis l'agression et la destruction des forêts classées. Pour Dr N'Guettia Kouadio, il est donc temps de poser des actes qui créent aux générations à venir, des conditions de vie adéquates à partir des forêts réhabilitées. Mais comment y parvenir ??, s'est interrogé le premier responsable de la gestion des forêts ivoiriennes. Parce que cela pose des problèmes sociaux au cas où on voudrait détruire systématiquement ces forêts. Aussi, laisser proliférer les plantations dans les forêts classées, va conduire à la dégradation totale de l'écosystème. Face à ce dilemme, le directeur général de la Sodefor a recommandé l'introduction des arbres forestiers à croissance lente dans les plantations en production avec un minimum de 100 pieds à l'hectare et amener les paysans à payer une taxe de 12.000F à l'ha par an. Le fonds recueilli, a-t-il ajouté, sera logé dans une banque pour financer des micro projets au profit de la communauté. Cette stratégie permettra la cohabitation des plantations et des arbres.
A la fin de son exposé, le préfet a exprimé sa gratitude à la Sodefor et a rassuré que les autorités administratives et coutumières oeuvreront à la sauvegarde de la forêt.

Benjamin Koré benjaminkore@yahoo.fr

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