novembre au black market d'Adjamé. Les vendeurs ambulants de téléphones portables neufs, d'occasion, ou volés, froncent les sourcils au passage d'un 4X4 rempli de soldats des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI). Le véhicule roule
bien traité comme l'a exigé le président Alassane Ouattara. Entre deux bouchées d'attiéké, notre informateur fronce les sourcils et lâche: il a été malade et par deux fois, il a été conduit à la Pisam à Abidjan. Devant
entrepreneur français, en Côte d`Ivoire depuis 34 ans, croit au rebond, pour lui et son pays d`adoption. Sourcils broussailleux et sourire franc, Thierry Court, 58 ans, se crispe soudain quand il entre dans l`un des bureaux
plus tabous de la scène sociale ivoirienne. Au mieux obtient-on, en guise de réponse, un haussement de sourcils agacé, éventuellement agrémenté d'un tas de suspicions. Non, ils ne cracheront pas dans la soupe en public. Ainsi, ces organisations