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Cérémonie de la Flamme de la Paix - Les sportifs, les grands oubliés

Il faut le dire tout net. Les sportifs, qu'ils soient du football, du cyclisme, du judo de l'athlétisme ou des autres disciplines, ont été les grands oubliés de la cérémonie de la Flamme de la Paix qui a eu lieu le lundi 30 juillet 2007 à Bouaké. Ni le président de la République, ni le Premier ministre dans leurs allocutions n'ont adressé le moindre mot de remerciement ou de reconnaissance à l'endroit du monde du sport. Et pourtant, les sportifs ont été à l'instar des politiques, très actifs dans la recherche du retour à la paix. Ils ont donné des signaux forts. On doit l'avouer, cette crise qui a commencé par un évènement sportif quand bien même celui-ci n'en était pas à la base (le tournoi de l'UFOA) a pris fin par un autre évènement sportif : le match Côte d'Ivoire-Madagascar comptant pour la 4e journée des éliminatoires de la CAN 2008 joué dans le fief des Forces Nouvelles. L'histoire et le renouveau (ou la renaissance c'est selon) de la Côte d'Ivoire l'ont peut-être voulu ainsi. Les actes forts et concrets, les sportifs en ont posés. Pour ramener la paix et surtout la réconciliation. On se rappelle comme si c'était hier, le cyclisme, le judo et l'athlétisme ont procédé à l'ouverture de leurs saisons respectives à Bouaké, la capitale du "Sorodougou". Le karaté et bien d'autres fédérations y ont organisé des compétitions. Les footballeurs n'ont pas voulu ramer en sens inverse de ce mouvement patriotique. En 2005, le président de la fédération, Jacques Anouma, a effectué une visite à Man pour rendre hommage au ministre Gueu Michel. La cérémonie a connu un succès franc. Tout comme celle qui a eu lieu à Bouaké le 28 mars 2007. Ce jour-là, Didier Drogba, y est allé pour présenter officiellement son trophée de Meilleur Joueur Africain de l'année 2006?. Il y a eu de l'émotion et de la sensation. Mais, l'organisation du match Côte d'Ivoire-Madagascar du 3 juin 2007 (jour de la fête des mères) a sans nul doute fait accélérer les choses. Ce jour-là, les populations de Korhogo, Man, Odienné étaient venues en masse pour communier avec les Eléphants conduits par Didier Drogba qu'ils ne voyaient qu'à l'écran depuis cinq ans. Ce match de Bouaké a eu un effet fort. Il a été salué même par la communauté internationale (politique). Un véritable rêve devenu réalité. Mais bien avant tout cela, les Eléphants dans leurs différents déplacements (Afrique, Europe et même sur les autres continents) ont joué pour et au nom de la paix dans leur pays. On se rappelle la CAN et le Mondial 2008. En karaté, au handball, au judo, au basket-ball, au taé-kwondo, au rugby, en cyclisme le langage a été le même et le message n'a pas varié. Tous ont parlé de paix. De véritables campagnes qui ont fait le tour du monde. Malheureusement à l'heure du bilan, ces derniers n'ont reçu ne serait-ce qu'un petit mot de reconnaissance. Mais pourtant, ils n'en veulent guerre à personne. Bien au contraire, ils se réjouissent que "la lumière fût". Pour montrer qu'ils sont fair-play. Peut-être que le président de la République dans son message à la nation du 6 août 2006 va rétablir l'ordre. Ce sera une reconnaissance morale.
Adou Mel

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