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AFP
· 2 min de lecture

Côte d`Ivoire: renvoi à jeudi du procès des 104 militaires pour soulèvement

ABIDJAN - Le Tribunal militaire d'Abidjan (TMA) a renvoyé à jeudi le procès des 104 soldats ivoiriens, accusés de s'être soulevés en septembre, pour permettre aux avocats de la défense commis d'office lundi soir de prendre connaissance du dossier, a constaté mardi un
journaliste de l'AFP.
Le président du TMA, le juge Ahmed Souleymane Coulibaly, a décidé de ce
renvoi après avoir fait procéder à la lecture des chefs d'accusation et à la
vérification des identités des prévenus par le substitut du procureur
militaire.
Le procès de ces militaires - 100 soldats et 4 sous-officiers cantonnés à
Daoukro et Yamoussoukro (centre) - avait été reporté une première fois le 12
novembre en raison d'une grève des avocats.
Ce deuxième report est intervenu à la demande de l'un des deux avocats
militaires, le lieutenant-colonel Fulbert Kacou Banti, commis d'office lundi
soir en raison de la poursuite de cette grève.
Jeudi, le tribunal entamera l'audition des témoins. Les prévenus seront
quant à eux entendus le 26 novembre.
Les 104 militaires sont poursuivis pour atteinte à l'ordre public,
violation de consigne et vol en réunion à main armée, séquestration,
destruction de biens publics et violences faites à supérieur.
Ces soldats loyalistes au président Laurent Gbagbo sont accusés d'avoir
manifesté violemment dans les rues pour réclamer des primes de guerre. Tous
ont déjà été radiés de l'armée pour ces faits.
La plupart d'entre eux viennent de Daoukro, une petite ville qui a été le
théâtre d'un véritable soulèvement les 26 et 27 septembre, certains soldats
ayant usé de leurs armes pour attaquer un cantonnement de la gendarmerie et
voler du matériel militaire.
Quelques civils avaient même été blessés par des balles perdues.
Onze militaires de Yamoussoukro seront également jugés pour avoir manifesté
et posé des barricades le 26 septembre dans la capitale politique ivoirienne.
Tous ces militaires risquent entre 10 et 20 ans de prison.
Ils réclamaient le versement de reliquat de primes de guerre, baptisées
"haut-les-coeurs" et promises pendant le conflit qui a éclaté en septembre
2002 après la tentative de coup d'Etat d'une rébellion dans le nord du pays.

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Article publié par AFP et référencé par 225.ci.