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Dossier du mois - Ecole ivoirienne / troubles et arrêts de cours répétés: Tous coupables!

L'école ivoirienne est constamment secouée par des grèves. Des étudiants et élèves en passant par les enseignants jusqu'à l'Etat, les responsabilités sont partagées.

De la responsabilité des élèves

Les élèves, très souvent en complicité avec la FESCI, paralysent les cours pour des raisons pas toujours fondées. En outre, ils précipitent leur départ en congé sans oublier les troubles ou autres violences propres à chaque établissement pour un simple problème de craie, de table banc et autres.

De la responsabilité des étudiants

Les arrêts de cours sur toute l'étendue du territoire sont décrétés par les étudiants qui pilotent le BEN de la FESCI. Les cours sont quelquefois troublés pour des problèmes académiques, bourses non payées à temps, arrestation de l'un des leurs suite à des actes de vandalisme, les résultats de fin d'année non fameux, la fermeture des réfectoires de façon prématurée. Leurs décisions sont irrévocables. Ils arrêtent les cours et les reprennent quand ils veulent sans se soucier des conséquences néfastes et surtout des retards qu'ils occasionnent. Une année universitaire peut être écourtée ou trop prolongée.

De la responsabilité des enseignants

Les enseignants réclamant des conditions de vie meilleures, des primes et indemnités désertent les amphis et salles de travaux dirigés. Cela pousse les étudiants conscients de la gravité d'une année blanche à hausser le ton pour contraindre ces enseignants à reprendre la craie. En cas de refus, ils s'adonnent à des actes de vandalisme pour interpeller l'Etat qui réagit toujours tardivement.

Le mutisme de l'Etat

Apparemment, les problèmes de l'Ecole ivoirienne sont les derniers soucis de l'Etat. Des promesses sont faites aux élèves et enseignants. Mais leur réalisation devient un leurre en fin de compte. Et les arrêts intempestifs des cours ne préoccupent l'Etat qu'en cas d'arrestation d'étudiants ou d'enseignants ou quand le pire arrive. Les problèmes qui peuvent être réglés facilement sont souvent négligés contraignant élèves et étudiants à rester inutilement à la maison.

L'influence des troubles sur l'école ivoirienne

Les grèves, les barbaries qui entraînent les arrêts de cours ont un impact négatif sur le niveau intellectuel des élèves et étudiants. Car après avoir accusé un grand retard, les cours sont accélérés et non compris. Cela donne des résultats catastrophiques aux différents examens et provoque la baisse du niveau des élèves et étudiants. Aussi, les diplômes ivoiriens perdent-ils leur crédibilité vis-à-vis des chefs d'entreprises ivoiriennes et des écoles étrangères.

Le rôle des parents d'élèves et étudiants

Les parents sans doute indirectement concernés par les problèmes de l'école interviennent toujours en cas d'impasse. Ils se constituent souvent en collectif pour servir d'arbitre. Mais à peine le problème réglé, ils se taisent pour regarder les élèves ou étudiants déraper, dévier avant de revenir à la charge. Leur rôle n'est pas permanent et ils donnent l'impression que seuls les enseignants et l'Etat sont responsables de leurs enfants dont le comportement entraîne des conséquences regrettables à tous les niveaux.w

Samuel Amani

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