Conflits en Afrique / Depuis New York - Les propositions de Gbagbo à l'ONU
Le Président Laurent Gbagbo prend part en ce moment, à New York, au débat sur la paix et la sécurité internationale. Devant le Conseil de Sécurité de l'ONU, le chef de l'Etat ivoirien s'est exprimé clairement sur le sujet, en mettant un point d'honneur sur le cas de l'Afrique. Il avait son mot à dire sur la paix et la sécurité internationale et il l'a dit. Sur la question et selon un document du Département information du Conseil de Sécurité des Nations unies, le Président de la Côte d'Ivoire a sollicité l'appui de l'ONU. Proposant que l'Organisation décentralise les pouvoirs. Parce que selon lui, il s'agit d'une question de responsabilité et de structure. "Il faut confier à l'Union africaine et à ses partenaires, comme la SADC, le règlement des conflits qui naissent aujourd'hui et qui sont d'un type nouveau", a-t-il proposé. Argumentant que la réforme de l'ONU passait aussi par cette nouvelle réorganisation du travail au niveau mondial. " Avec l'appui de l'ONU, il faut faire en sorte que les organisations régionales jouent un rôle plus grand ", a-t-il insisté. En exemple, il a cité le cas de son pays. Rappelant qu'à chaque fois que des progrès significatifs avaient été faits, des Africains étaient en première ligne. Ainsi, il a souligné la médiation sud-africaine de 2005 et les progrès réalisés aujourd'hui, par le biais d'une facilitation du Burkina Faso. " Les Africains ont beaucoup à donner à l'Afrique, en ce qui concerne la paix et ils doivent être épaulés par l'ONU ". Aussi, a-t-il rendu hommage au Président sud-africain et à son attachement à la paix. Avant de se rendre au Siège des Nations unies, à New York, il a informé que la Côte d'Ivoire a fixé le premier tour de ses élections au 30 novembre 2008. Affirmant que cela constituait une " victoire pour nous tous ". En conséquence, a-t-il demandé à la communauté internationale d'appuyer son pays. Afin d'en finir avec cette période qui n'honore pas la Côte d'Ivoire. Avant d'insister sur le fait que l'ONU avait été créée pour régler les problèmes de conflits entre Etats. Estimant toutefois qu'en Afrique, on assistait à des conflits à l'intérieur des Etats qui visent à leur destruction. Allusion faite aux cas du Congo, de la Sierra Leone et de la Somalie. Il n'a pas oublié de faire part de son admiration, pour les efforts entrepris par les Africains, pour régler les conflits régionaux. A ce propos, il a salué tous les Présidents de l'Union africaine, et particulièrement M. Konaré, Président de la Commission de l'Union, et son successeur actuel, M. Ping. Au moment où nous mettions sous presse, le Président Laurent Gbagbo rencontrait le Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, au 38e étage du siège des Nations unies. Aujourd'hui, il accordera une interview au Wall Street journal.
Frimo D. Koukou
koukoudf@yahoo.fr
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