Augmentation annoncée de l'IGR - Feh Kessé recule
Les grincements de dents entendus çà et là à l'annonce de la réforme de l'Impôt général sur le revenu (IGR) semblent avoir porté leurs fruits. La DGI reporte en effet l'entrée en vigueur de cette loi prévue pour 2008 à janvier 2009. Cet ajournement s'explique selon le DG des impôts par des raisons techniques rendues nécessaires par les changements qui vont intervenir. Mais également pour se donner le temps d'harmoniser les différentes parties.
Recul de la Direction générale des impôts (DGI) ou stratégie pour mieux ajuster sa cible ? Toujours est-il que la DGI annonce sous réserve de l'approbation du gouvernement, le report de l'entrée en vigueur de la réforme de l'Impôt général sur le revenu (IGR).
Prévu pour le 1er janvier 2008, la nouvelle loi ne sera appliquée, ainsi que l'a indiqué hier au cours d'une conférence de presse tenue à Cocody Lambert Kessé Fêh, qu'à partir de janvier 2009.
Revenant sur les raisons de cette volte-face , le DG des impôts a indiqué que la décision est consécutive à un certain nombre de choses dont il faut tenir compte.
A savoir, dans un premier temps, une perte de recettes à récupérer par l'Etat au niveau du secteur privé de 2,4 milliards de francs.
En effet, à en croire Lambert Kessé Fêh, les simulations faites par le secteur privé à travers la Confédération générale des entreprises de Côte d'Ivoire (CCECI) font ressortir un barème d'imposition qui laisse apparaître à l'analyse un manque à gagner de 2,4 milliards pour l'Etat.
Ensuite, il s'avère, toujours selon le DG des Impôts, que des anomalies persistent dans la contre-proposition du patronat.
C'est le cas des 2% des fonctionnaires qui voient leur impôt augmenter et des 96% des salariés du secteur privé qui subissent un prélèvement supplémentaire.
Enfin, la mise en place de la réforme nécessite de nouveaux logiciels informatiques.
D'où la décision selon le patron des impôts de reporter d'un an l'entrée en vigueur de la réforme.
Celle-ci n'ayant nullement pour but d'accroître les recettes fiscales de l'Etat même si Lambert Kessé Fêh reconnaît qu'il n'est pas non plus question d'en perdre.
Il est donc question de poursuivre les simulations afin de parvenir à un barème qui favorise tout le monde.
Contrairement à l'actuel système hérité de la colonisation qui présente beaucoup d'inconvénients selon le DG des impôts.
Au nombre de ceux-ci, Fêh Kessé cite la superposition d'impositions sur les mêmes revenus, la complexité des règles de calcul et l'inadaptation de l'IGR actuel au contexte économique et social du moment.
Sans oublier son caractère discriminatoire pour la femme.
En attendant, Lambert Kessé Fêh annonce une décentralisation du système de sorte à rentabiliser au maximum l'IGR.
Faisant ainsi allusion à la fraude qui sera combattue sous toutes ses formes.
Aussi, contrairement selon lui à la situation actuelle où seules 500 personnes déclarent annuellement leurs revenus (alors que l'IGR est déclaratif) Fêh Kessé exhorte-t-il chacun à se rendre dans les bureaux de recouvrement.
Faute de quoi des taxations d'office seront appliquées.
Quant au collectif IGR 2008, le DG des impôts a dit ne rien savoir de son existence légale, il a mis en garde contre la résistance à l'impôt, punie par la loi.
Arouna Touré
Recul de la Direction générale des impôts (DGI) ou stratégie pour mieux ajuster sa cible ? Toujours est-il que la DGI annonce sous réserve de l'approbation du gouvernement, le report de l'entrée en vigueur de la réforme de l'Impôt général sur le revenu (IGR).
Prévu pour le 1er janvier 2008, la nouvelle loi ne sera appliquée, ainsi que l'a indiqué hier au cours d'une conférence de presse tenue à Cocody Lambert Kessé Fêh, qu'à partir de janvier 2009.
Revenant sur les raisons de cette volte-face , le DG des impôts a indiqué que la décision est consécutive à un certain nombre de choses dont il faut tenir compte.
A savoir, dans un premier temps, une perte de recettes à récupérer par l'Etat au niveau du secteur privé de 2,4 milliards de francs.
En effet, à en croire Lambert Kessé Fêh, les simulations faites par le secteur privé à travers la Confédération générale des entreprises de Côte d'Ivoire (CCECI) font ressortir un barème d'imposition qui laisse apparaître à l'analyse un manque à gagner de 2,4 milliards pour l'Etat.
Ensuite, il s'avère, toujours selon le DG des Impôts, que des anomalies persistent dans la contre-proposition du patronat.
C'est le cas des 2% des fonctionnaires qui voient leur impôt augmenter et des 96% des salariés du secteur privé qui subissent un prélèvement supplémentaire.
Enfin, la mise en place de la réforme nécessite de nouveaux logiciels informatiques.
D'où la décision selon le patron des impôts de reporter d'un an l'entrée en vigueur de la réforme.
Celle-ci n'ayant nullement pour but d'accroître les recettes fiscales de l'Etat même si Lambert Kessé Fêh reconnaît qu'il n'est pas non plus question d'en perdre.
Il est donc question de poursuivre les simulations afin de parvenir à un barème qui favorise tout le monde.
Contrairement à l'actuel système hérité de la colonisation qui présente beaucoup d'inconvénients selon le DG des impôts.
Au nombre de ceux-ci, Fêh Kessé cite la superposition d'impositions sur les mêmes revenus, la complexité des règles de calcul et l'inadaptation de l'IGR actuel au contexte économique et social du moment.
Sans oublier son caractère discriminatoire pour la femme.
En attendant, Lambert Kessé Fêh annonce une décentralisation du système de sorte à rentabiliser au maximum l'IGR.
Faisant ainsi allusion à la fraude qui sera combattue sous toutes ses formes.
Aussi, contrairement selon lui à la situation actuelle où seules 500 personnes déclarent annuellement leurs revenus (alors que l'IGR est déclaratif) Fêh Kessé exhorte-t-il chacun à se rendre dans les bureaux de recouvrement.
Faute de quoi des taxations d'office seront appliquées.
Quant au collectif IGR 2008, le DG des impôts a dit ne rien savoir de son existence légale, il a mis en garde contre la résistance à l'impôt, punie par la loi.
Arouna Touré