Rentrée judiciaire du tribunal militaire d'Abidjan - 17 cas de racket et 15 cas de bavure inscrits au menu
Le tribunal militaire d'Abidjan a procédé le mercredi 23 avril 2008 à sa rentrée judiciaire pour l'année 2008-2009, à la salle de conférence du camp Gallieni.
Le tribunal militaire ordonne la clôture de l'année judiciaire 2007-2008 et la reprise des travaux pour l'année judiciaire 2008-2009 . C'est par cette formule consacrée que M. Coulibaly Ahmed Souleymane, président du tribunal militaire d'Abidjan, a ouvert les audiences, au titre de l'année judiciaire 2008-2009. Durant cette session, 17 cas de racket et 15 cas de bavure perpétrés par des agents des Forces de défense et de sécurité, seront traités par le tribunal militaire, qui a enregistré l'arrivée de trois nouveaux jurés. Il s'agit du colonel Vanié Bi Guié Emile, du capitaine Gloudoua Toualouhou et de l'adjudant chef Kouamé Kouakou. Dans son réquisitoire, le commissaire du gouvernement a entretenu l'auditoire sur la politique criminelle militaire, dans un contexte où il est de plus en plus question de reforme de l'armée ivoirienne. Il convient de montrer au peuple ce qu'on reproche à ses soldats et surtout comment la justice traite ces reproches pour ne pas qu'il ait l'impression d'une impunité car, un peuple ne soutient son armée que lorsqu'elle est propre, sans reproche mais surtout, lorsque le peuple sait qu'il n'y a pas d'impunité. C'est pourquoi, nous comprenons les Ivoiriens quand ils réclament que les brebis galeuses soient punies dans l'armée et c'est tout cela le fondement de la politique criminelle militaire , a déclaré Ange Bernard Kessy Kouamé, qui a décidé de changer de stratégie pour adopter une thérapie de choc , afin de lutter contre le racket, en vue d'extirper de l'armée, cette race d'agents dont les agissements délictueux de plus en plus fréquents provoquent une dangereuse et regrettable dégradation des rapports entre les populations et les Forces de défense et de sécurité . Il faut que nos agents sachent que nous allons les traquer jusque dans leur dernier retranchement pour que le racket cesse, ou tout au moins, qu'il soit ramené à un seuil tolérable. Ce n'est pas de l'amusement , a-t-il averti. Aussi, est-il mis à la disposition des populations une adresse électronique : tribunalmilitaireci@yahoo.fr, afin que toute victime ou témoin d'un délit de racket puisse faire parvenir les images ou les photos au tribunal militaire. Une patrouille anti-racket sera également mise sur pied dans les quartiers d'Abidjan et à l'intérieur du pays, pour veiller au respect des consignes, à l'observance stricte de l'éthique sur les barrages. Selon le commissaire du gouvernement, le racket a pris des proportions très inquiétantes en Côte d'Ivoire. Le Président de la République l'a dénoncé, lui qui connaît tous les problèmes des Ivoiriens (), les voyageurs, transporteurs, commerçants, étudiants, journalistes, tous sans exception dénoncent le racket. Si les Ivoiriens ne le supportent plus, c'est parce qu'il a atteint des proportions qui ont dépassé le seuil du tolérable. Ils ne se cachent même plus, maintenant ils font la monnaie. Quelle honte, quel choc de conscience. Même si vous n'avez pas honte, ayez pitié, ayez peur de Dieu , a-t-il martelé à l'endroit agents des Forces de défense et de sécurité.
Olivier Dion
Le tribunal militaire ordonne la clôture de l'année judiciaire 2007-2008 et la reprise des travaux pour l'année judiciaire 2008-2009 . C'est par cette formule consacrée que M. Coulibaly Ahmed Souleymane, président du tribunal militaire d'Abidjan, a ouvert les audiences, au titre de l'année judiciaire 2008-2009. Durant cette session, 17 cas de racket et 15 cas de bavure perpétrés par des agents des Forces de défense et de sécurité, seront traités par le tribunal militaire, qui a enregistré l'arrivée de trois nouveaux jurés. Il s'agit du colonel Vanié Bi Guié Emile, du capitaine Gloudoua Toualouhou et de l'adjudant chef Kouamé Kouakou. Dans son réquisitoire, le commissaire du gouvernement a entretenu l'auditoire sur la politique criminelle militaire, dans un contexte où il est de plus en plus question de reforme de l'armée ivoirienne. Il convient de montrer au peuple ce qu'on reproche à ses soldats et surtout comment la justice traite ces reproches pour ne pas qu'il ait l'impression d'une impunité car, un peuple ne soutient son armée que lorsqu'elle est propre, sans reproche mais surtout, lorsque le peuple sait qu'il n'y a pas d'impunité. C'est pourquoi, nous comprenons les Ivoiriens quand ils réclament que les brebis galeuses soient punies dans l'armée et c'est tout cela le fondement de la politique criminelle militaire , a déclaré Ange Bernard Kessy Kouamé, qui a décidé de changer de stratégie pour adopter une thérapie de choc , afin de lutter contre le racket, en vue d'extirper de l'armée, cette race d'agents dont les agissements délictueux de plus en plus fréquents provoquent une dangereuse et regrettable dégradation des rapports entre les populations et les Forces de défense et de sécurité . Il faut que nos agents sachent que nous allons les traquer jusque dans leur dernier retranchement pour que le racket cesse, ou tout au moins, qu'il soit ramené à un seuil tolérable. Ce n'est pas de l'amusement , a-t-il averti. Aussi, est-il mis à la disposition des populations une adresse électronique : tribunalmilitaireci@yahoo.fr, afin que toute victime ou témoin d'un délit de racket puisse faire parvenir les images ou les photos au tribunal militaire. Une patrouille anti-racket sera également mise sur pied dans les quartiers d'Abidjan et à l'intérieur du pays, pour veiller au respect des consignes, à l'observance stricte de l'éthique sur les barrages. Selon le commissaire du gouvernement, le racket a pris des proportions très inquiétantes en Côte d'Ivoire. Le Président de la République l'a dénoncé, lui qui connaît tous les problèmes des Ivoiriens (), les voyageurs, transporteurs, commerçants, étudiants, journalistes, tous sans exception dénoncent le racket. Si les Ivoiriens ne le supportent plus, c'est parce qu'il a atteint des proportions qui ont dépassé le seuil du tolérable. Ils ne se cachent même plus, maintenant ils font la monnaie. Quelle honte, quel choc de conscience. Même si vous n'avez pas honte, ayez pitié, ayez peur de Dieu , a-t-il martelé à l'endroit agents des Forces de défense et de sécurité.
Olivier Dion