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Le Repère
· 2 min de lecture

Obama

Dans le monde entier, certains ont cru, d'autres pas. La vérité a triomphé. Barack Obama est, depuis mercredi dernier, président élu des Etats-Unis d'Amérique (United States of America, USA) pour quatre bonnes années, renouvelables, une seule fois. Foi constitutionnelle du plus grand pays du monde. John Mc Cain, le malheureux challenger, en homme responsable et positif, a aussitôt appelé le 44e président américain pour lui exprimer ses félicitations. Et invité ses partisans à bénir son mandat, afin qu'il conduise sur le bon chemin, le pays cher à tous les Américains. Le geste est ici à saluer, mais aussi et surtout à s'en approprier, sincèrement, tant au niveau de la forme que du fond. Parce que l'humanité doit évoluer et ce sont, bien sûr, les hommes qui mènent cette évolution. En Afrique, notamment, des hommes et femmes, fussent-ils de hauts responsables de l'administration étatique, ne se sont jamais gênés d'attendre que l'exemple vienne d'ailleurs. Généralement des pays développés. Jamais, des politiciens africains n'ont voulu transcender les clivages affaissants, pour se hisser à un niveau de pensée, de recherche, de conception et d'action honorables. Pour répondre au mouvement incontournable du développement humain, personnel, communautaire. Qui conduit évidemment, à un développement durable. Aujourd'hui, leitmotiv des nations fortes, industrialisées. Hélas, toujours contraintes d'assister, financièrement, politiquement, militairement l'Afrique.
Ainsi, avec l'élection de Barack à la Maison Blanche, plutôt que d'y voir une certaine ouverture, ou une sérieuse opportunité pour l'Afrique parce qu'Obama a du sang kenyan, donc africain, mieux noir, dans le corps, il est intéressant de regarder son parcours, son audace, sa vision de l'humanité, de la cohabitation des peuples divers et différents culturellement, racialement. Cela inspire ou doit inspirer positivement, afin qu'en République démocratique du Congo (RDC), au Zimbabwe, en Côte d'Ivoire cette façon de réfléchir, d'agir aide à sauver le continent africain et particulièrement ses Etats. En Côte d'Ivoire, singulièrement, l'élection d'Obama doit désarmer tous ceux qui nourrissent la "sale" intention d'empêcher des populations ivoiriennes de prendre part au vote sur l'étendue du territoire ivoirien. Il faut que le droit de vote soit exercé partout, avec la même facilité et le même enthousiasme. Car, ce serait s'auto condamner que de crier à la victoire, en voyant un noir américain (être) élu président des USA, alors qu'on refuse que des Ivoiriens du Sud par exemple prennent part au vote, à l'Ouest ou au Nord et vice-versa.

L'élection d'Obama doit constituer le déclin d'une auto-libération des mauvais sentiments (haine, jalousie, esprit guerrier, mauvaise foi) chez l'Africain et en particulier, chez l'Ivoirien. Qui se rend très bientôt aux urnes pour choisir son président de la République et ses représentants locaux. Parce que Barack Obama est à lui seul, une nouvelle ère. Qui consacre la réconciliation entre tous les peuples de la terre et la culture avérée d'une conscience positive, source incontestable et intarissable d'élévation de l'espèce humaine, de fraternité vraie, de solidarité et donc de développement partagé. Comme Barack, il faut croire en une vie humaine accomplie et épanouie. Partout et à tout instant.

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Article publié par Le Repère et référencé par 225.ci.